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Vivre avec toi

Publié le par Opale

Il me faut vivre avec toi 

Même toute blessée , même de guingois 

Simplement vivre avec toi 

Pas malgré toi , pas contre toi 

Vivre avec toi 

Avec ce froid dessous tes doigts 

Vivre avec toi 

Te réchauffer de toute ma voix

Il me faut vivre avec toi 

Même si bancale , si animale 

Vivre avec toi 

T'apprivoiser , te dire la joie

Vivre avec toi 

Parce qu'on est une , que tu es moi

Il me faut vivre avec toi

Sans te cacher , sans te hurler

Uniquement vivre avec toi 

Même apeurée , même violée

Justement vivre avec toi 

Approcher , lentement rassurer

Vivre avec toi 

Y compris quand j'ai peur de toi .

Il te faut vivre avec moi

Pas contre moi , pas malgré moi

Tout doucement vivre avec moi

Mes éclats de peur face à toi 

Vivre avec moi

Moi ton indissociable toi

Moi ton indispensable toit .

Il nous faut vivre avec ça 

Pas contre ça , pas malgré ça 

Simplement vivre avec ça 

Nous les deux faces d'une même voix . 

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Publié dans Poèmes de 2017

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La main sur la poignée

Publié le par Opale

Debout devant la porte

La main sur la poignée

Et de peur quasi morte

De devoir avancer.

Mon esprit fracassé

Reste persuadé

Que vivre c'est mourir

Et se veut alité.

Quel poison ont-ils mis

A l'intérieur de moi

Quel tueur d'envie

Me ronge à petits pas ?

Cette croyance insensée

D'une inertie alliée

Qui arrêterait le temps

Figeant dans le présent .

L'unique condition

Est de tourner en rond

Car vivre c'est vieillir

Car vivre c'est mourir.

Je me dois d'arracher

Ces curieuses pensées

Et tenter de soigner

Mon cerveau malmené.

Il faut devant la porte

La main sur la poignée

Que je sorte et m'en sorte

Pour enfin exister.

Je pleure devant la porte

La main sur la poignée

Parce que si je suis morte

Ce n'est pas d'avancer.

Je pleure devant la porte

Doucement entrebâillée

Fini de faire la morte

La vie veut me parler.

 

 

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Publié dans Poèmes de 2015

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Indifférence...

Publié le par Opale

Si tu savais dans quelle souffrance

Me replonge ton indifférence

Toujours le même numéro

Celui de ton silence radio .

Un jour j'ai osé t'accuser

De m'avoir longtemps abusé

J'ai pris ma force et mon courage

A défaut d'une quelconque rage

Mais pour toi tout est oublié 

Tu vis comme si de rien n'était

Même quand tu reçois le papier

Te prév'nant d'un futur procès .

Je le savais, j'en étais sûre

Et pourtant c'est encore si dur

De voir à quel point tu t'en fous

De ce passé lourd entre nous.

Tu es passé à autre chose

Tu as oublié cette chose

Que j'étais devenue pour toi

Quand moi je voulais un papa.

J'y ai mis tellement de mes forces

Mon coeur et mes espoirs de gosse

Pour croire que tu pourrais m'aimer

Comme mon père tout juste envolé.

Ton silence d'aujourd'hui rappelle

Mes blessures saupoudrées de sel

Comme avant pour toi je n' suis rien

Au mieux un jouet, une putain.

Je pleure, j'ai mal à en crever

Tu n'm'as vraiment jamais aimée

Et c'est à moi de faire le deuil

Mes espoirs retournent au cercueil.

J'espère un jour avoir pour toi

L'indifférence que tu m'octroies

J'espère que l'enfant sans papa

Renoncera enfin à toi.

 

 

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Publié dans Poèmes de 2014

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J'ai beau vouloir...

Publié le par Opale

J'ai beau lutter

Ils reviennent les souvenirs

De c'que j'ai vécu de pire

Ils sont là sans crier gare

Parlent d'enfance dans le noir.

 

J'ai beau vouloir

M'éloigner du désespoir

Ecraser ce sale cafard

Ils savent toujours m'avoir.

 

Je me souviens

De ton regard, de tes mains

Je n'y peux strictement rien

Enfant prise pour une putain

Par cet homme au noir dessein.

 

J'ai beau pouvoir

Mettre du beau dans ma vie

Il revient encore la nuit

Ce sale regard

Qui a tout vu, a tout pris

Ses pulsions, son ironie

Ca colle encore à ma vie.

 

J'ai beau savoir

Qu'un jour ce sera fini

Je me sens déboussolée

Par ce que j'dois traverser.

 

Tel un fantôme

Ce sale homme hante ma vie

J'ai beau vouloir

Il est présent aujourd'hui.

 

 

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Publié dans Poèmes de 2013

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Il y a 10 ans..un ange

Publié le par Opale

Je me suis retrouvée

Sur le quai de la gare

Les jambes qui tremblaient

Les yeux plein de cafard

J'arrivais dans cette ville

Que je n'connaissais pas

J'arrivais dans cette ville

Il y a dix ans déjà .

Je me suis avancée

Et je t'ai aperçue

Toi à qui je confiais

Mon passé et bien plus

Je me souviens si bien

De ce que tu m'as dit

Je me souviens de ton

" Non, pas de masque ici" .

C'était il y a dix ans 

Au début du parcours

C'était il y a dix ans

J'avais le coeur si lourd

Et j'ignorais alors 

Qu'en toi je rencontrais

Un ange et plus encore

Pour cette traversée .

En arrivant chez toi

Tellement intimidée

Je n'osais même pas

Tenter de demander

Ce qui me manquait tant

Et qui brisait mon coeur

Ce qui depuis quinze ans

Me privait de chaleur .

C'était il y a dix ans

Toi tu as deviné

Tu m'as offert tes bras

Je m'y suis réfugiée .


C'était il y a dix ans 

Et depuis j'ai grandi

M'appuyant sur ta voix

Pour rejoindre la vie .

Tu es bien une maman

Celle qu'on appelle "de coeur"

Celle que j'ai choisie

Pour chercher le bonheur .

Au cours de ces dix ans

J'ai été terrifiée

A l'idée qu'un instant

Tu puisses m'abandonner

Et je sais qu'en lisant

Ces quelques mots de moi

Tu mesures à présent

Que j'ai trouvé la voie .

C'est fini je n'ai plus

Le moindre petit doute

Je te sais bien présente

A jamais sur ma route .

C'était il y a dix ans

Ma douce maman Noëlle

C'était il y a dix ans

Et ce sera éternel.

 


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Publié dans Poèmes de 2013

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Amputée

Publié le par Opale

Tu es venu un jour

Et tu m'as découverte

Et ton coeur sans amour

M'a vue déjà à terre

Devant toi sur sa route

Une enfant de huit ans

Cabossée par la vie

Mais l'espoir l'habitant .

Tu n'as pu résister

C'était bien trop tentant

Tu m'as roulé dessus

Comme ne m'ayant pas vue

Tu as oeuvré quatre ans

A semer la terreur

A transformer le temps

En une extrême lenteur .

Puis tu as décidé 

Que c'était le moment

Tu allais m'amputer

De mon âme d'enfant

Le pouvoir de tes mains 

M'a alors tout volé

Pureté, innocence

Amour, complicité .

Tu as pris dans mon coeur

Mon bien le plus précieux

Tu as éteint ma vie

Tu as éteint mes yeux

Me voilà aujourd'hui

Amputée de cette vie

Celle dont j'avais rêvé

Celle que tu as brisée .

Pourquoi ne pourrais-je pas

Tels d'autres handicapés

Me construire une prothèse

Pour enfin avancer ?

Je la bâtis chaque jour

Cette vie handicapée

Peut-être un peu boiteuse

Mais sans perversité .

Me voici amputée

Mais debout devant toi

C'est toi qui es à terre

Tu n'te relèveras pas .

Me voici amputée

Mais plus vivante que toi

Vas-y tu peux crever

Je continue sans toi.

 

 


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Publié dans Poèmes de 2013

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Si je pouvais..

Publié le par Opale

Si je pouvais venir te chercher

Petite enfant, aux mains du cinglé

Si je pouvais entrer dans l'appart

Ce monde à part, cette maison de fous

Je te dirais, à toi apeurée

Que c'est fini, que c'est plus ta vie

Je te dirais, à toi terrifiée

Que l'homme-monstre j'ai dénoncé.

Si je pouvais venir te chercher

Enfant perdue, toi qui ne sais plus

Je te dirais qu'il a inventé

Toute cette folie qui t'a bouleversée.

Si je pouvais, je t'emmènerais

Très loin de lui, loin de ses lubies

Je te prendrais doucement dans mes bras

Pour apaiser cette terreur-là.

J'aimerais tant venir te chercher

Tu es si seule et recroquevillée

Chaque heure qui passe t'emporte un peu plus

Dans les mensonges, les cris de ce gus.

Un jour viendra, je pourrai t'emmener

Et toi et moi serons apaisées

Un jour viendra je pourrai t'emmener

Et enfin seul, il pourra crever.

 


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Publié dans Poèmes de 2013

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Fulgurance

Publié le par Opale

Mais qu'est-ce que tu viens faire là ?

Je n't'ai pas entendu venir

Je n't'ai pas senti arriver

Mais en cinq minutes mes souvenirs

Viennent à mon cerveau t'imposer.

Qu'est-ce qui se passe ?

Comment tu fais

Pour qu'après toutes ces années

En cinq minutes soient balayées

Toute bonne humeur et toute gaieté

J'y comprends rien, les larmes coulent

Je voudrais qu'tu n'existes pas

Soudain mon moral s'écroule

Tu règnes encore et je n'veux pas.

Une soudaine idiote évidence

Qui vient juste pour me déchirer

Et rappeler à tous mes sens

Que tu as vraiment existé.

Mon stylo court sur la feuille

Poursuivi par mes émotions

Ma peur, mes larmes, l'enfance en deuil

L'envie de te traiter de con.

Sans réfléchir je les aligne

Ces mots qui voudraient te hurler

Que mon coeur n'en peut plus d'encore

Se souvenir de tes méfaits.

C'est le brouillard dans ma tête

Que cela soit en rimes ou non

Plus la force d'être poète

Quand tu reviens crier ton nom

Ma plume lourde de lassitude

Tentera une fois encore

De s'encrer couleur de vie

Pour que tu n'sois pas le plus fort.

 


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Publié dans Poèmes de 2012

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Ta tombe

Publié le par Opale

Que pourrais-je écrire sur ta tombe

Alors que t'es pas vraiment morte ?

Ci-gît Opale, petite fille

Disparue le coeur en guenilles

Que pourrais-je porter sur ta tombe

Alors que tu respires encore ?

Quelques nounours, un ou deux jouets

De quoi pouvoir t'apprivoiser.

Crois-tu que je puisse enterrer 

Tous ces morceaux de coeur brisé

Tout ton ennui, cette petite vie

Ton âme qui est juste en sursis.

Je suis là à porter le deuil

Mon enfance est dans son cercueil

Tu es si pâle, le regard vide

Et j'ai mal d'en être lucide.

Nos années d'enfance sont passées

Toi et moi resterons liées

Mais pardon petite fille tu vois

Je ne pourrai plus rien pour toi

Je ne peux pas te redonner

Toutes ces années qu'il t'a volées

Si tu savais comme j'aimerais

Et comme j'ai mal à en crever

Je n'peux rien faire d'autre que garder

Une place pour toi dans mes pensées

Je n'peux rien faire d'autre que tenter

De changer notre destinée.

 


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Publié dans Poèmes de 2012

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A toi Dominique...

Publié le par Opale

Nous nous sommes croisés sur la toile, au hasard de nos blogs.

Quelques mots de moi sur le tien, quelques mots de toi sur le mien.

Bien sûr dans la "vraie vie" on ne se connaissait pas, mais le coeur peut traverser l'écran et ressentir la bonté d'un homme et tu étais un homme bon, un homme bien, généreux et profondément sensible .

 

Je ne savais pas que tu portais tant de souffrances, comme j'aurais aimé pouvoir t'aider.

Ton petit mail il y a moins d'une semaine m'avait touchée, juste quelques mots comme on l'a toujours fait, mais des mots sincères.

 

J'espère que désormais tu es heureux et que tu pourras de là où tu es envoyer tes nouvelles forces vers les tiens.

 

Repose en paix Psyblog...Dominique.

Blog d'un psy link

 

http://guide-massage.fr/images/guide-massagecom/bougie-massage.jpg

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