Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 12:07

Tu vas devoir assumer

Tu es seul

Je plaide non-coupable.

Il en a fallu des années

Pour que cesse 

Cette mascarade.

Jour après jour

J'y avais cru

Que tu étais attentionné

Que c'est ainsi que tu m'aimais

Que je n'étais qu'une traînée.

C'est terminé

Tu es le seul

Unique salaud, unique coupable

De A à Z , tout t'appartient

Il n'y a de sale que tes mains.

Quoique j'aie fait, quoique j'aie dit

Quand bien même j'ai réagi

Tu es le seul

Ta faute est là

Je ne porte que mon désarroi.

Ils vont te dire 

C'que tu as fait

Vont te rafraîchir la mémoire

Compte pas sur moi

Pour partager

Le moindre geste des plus noirs.

C'est bien fini

Tu es tout seul

Je reprends mon corps et mon âme

J'ai encore mal

Mais plus jamais

Je n'te rejoindrai dans les flammes

Celles qui ont incendié mon coeur

A coup de culpabilité

Alors que c'est toi le violeur

Et moi l'enfant martyrisée.

Souviens-toi bien 

Que je t'aimais

Rappelle-toi de ça au passé

Tu es tout seul

C'est terminé

Ma vie sans toi va commencer.

 


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Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2012
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 11:29

 

Injuste

Le mot à crier

Le mot à hurler

Injuste

Le mot inutile

Le mot imbécile

Besoin de le dire 

Et de l'asséner

Mais à quoi ça sert

Ca n'peut rien changer.

Injuste

Toutes ces années volées

Cette souffrance à crever

Injuste

Avoir rencontré l'homme

Un jour de sale chemin

Lui qui de ma personne

A brisé le destin.

Injuste

Le mot à vomir

Le mot à gémir

C'est à devenir dingue

De savoir que le dire

Ne peut rien effacer

Et rien gommer du pire.

Injuste

Mot qui vrille la tête

Mot violent de tempête

Comme face à la mort

D'un être qu'on a aimé

Dire que c'est injuste

Ne peut ressuciter.

Injuste

Mot qui brûle la gorge

Mot qui brûle le coeur

En venir à haïr

Tous ceux qui n'peuvent rien faire

Que je le crie ou non

Ce mot reste en Enfer.

Tout ce qu'il a sali

Tout ce qu'il a détruit

Tous ces soirs de souffrance 

Et cette lente agonie

C'est injuste.

C'est vrai ça n'change rien

Mais laissez-moi le dire

A genoux pour vomir

D'une souffrance animale

Ce mot qui par moments

Me dévore les entrailles :

Injuste

 

 


 

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Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2011
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 12:15

J'aimerais que tu reposes en paix

Si enfin tu pouvais rêver

Il faut maintenant t'apaiser

Tu as huit ans depuis longtemps.

Tu me cries tes jours et tes nuits

Ta terreur et tes insomnies

Mais m'entends-tu ? Tout est fini

Tu as huit ans depuis longtemps.

Tu me plies en deux de douleur

Tu veux m'étouffer de tes pleurs

Pour me montrer ta vie brisée

Tu as huit ans depuis longtemps.

Tu gémis auprès de leur tombe

Puis tu as peur que lui te gronde

Tu agonises dans ton monde

Tu as huit ans depuis longtemps.

Tu es petite, tu es fragile

Tu es soumise, tu es docile

Laisse-moi en suspens sur mon fil

Tu as huit ans depuis longtemps.

Tu as le droit de t'indigner

Le droit de hurler, de pleurer

Mais laisse-moi enfin exister

J'ai huit ans depuis trop longtemps.

 

 

 

 

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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 12:17

C'est pas humain

Qu'ils disaient

Ah non ma brave dame

Devant leur télé

Faire ça aux enfants

On peut pas tolérer

Faut pas prendre de gants

Faut les enfermer

C'est pas humain

Qu'ils disaient

Mais change donc de chaîne

Il faut pas pousser

Y a assez de monde

C'est sûr ma brave dame

Pour s'en occuper.

Non c'est pas humain

Et on nous condamne

A être torturées

Même après l'enfance

On devient encore 

De simples objets

Déposer plainte

Bien sûr ma brave dame

Ca il le fallait

Mais qui s'occupe

Ensuite de nos âmes

Lentement massacrées ?

Victimes poupées

De ces violeurs d'âmes

Deviennent dossiers

Un numéro

Pour la Grande Dame

Justice dénommée.

C'est pas humain

Ca non ma brave dame

Et à la télé

On ne dit rien

De celles qu'on condamne

A perpétuité

J'crève pas l'écran

Ca non ma brave dame

L'écran d'ta télé

J'crève en silence

Du viol de mon âme

Justice folle à lier.

 

 

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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 12:46

 

De cette enfance dévastée

Il ne reste que des éclats

Éclats de ta perversité

Eclats de ma vie piétinée

Çà et là fument encore

Les cendres d'une mise à mort

Tu as joué, tu as tué

Tu as détruit et massacré

Tu n'as eu qu'à jeter un oeil

Et suivre le chemin des deuils

Pour t'en servir et m'enfoncer

Un peu plus dans la cruauté

Le prédateur que tu étais

A repéré la proie blessée

L'enfant en manque de repères

Fillette qui a perdu son père

Il t'a suffi de ramasser

Quelques éclats de coeur brisé

Et tu as pu me lacérer

Décider de ma destinée

Sans force aujourd'hui je regarde

De douleur mon coeur se lézarde

Devant l'ignoble cruauté

Que tu as voulu m'imposer

Je ne sais plus comment grandir

Quand l'adulte est trop fatiguée

En revoyant l'enfant martyr

Que tu n'as jamais su aimer.

 

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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 22:38

Lorsque le masque tombe

Que le sourire s'en va

Une voix d'outre-tombe

Annonce le combat.

Oser dire, affronter

Une ribambelle de mots

Et ces idées ancrées

Gravées par un salaud.

Lutter encore une fois

Se dire que c'est pas grave

Nier le désarroi

Et un coeur en épave.

Sentir tous ces mots "sales"

Qui veulent se vomir

Refuser d'avoir mal

Et encore se mentir.

Combat perpétuel

De la tête et du coeur

Quand le masque révèle

Une souffrance à faire peur.

 


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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 11:59

Les jours et les heures passent

Pendant qu'à la dérive

Mes pensées semblent lasses

Face à une douleur vive.

Plus j'attends, plus j'ai peur

De retrouver ta voix

Je ressens la terreur

Tatouée par tes doigts.

Quand l'angoisse m'attaque

Je réalise alors

L'ignoble réalité

Que tu m'as imposée.

Des vagues de souvenirs

Qui me font boire la tasse

Et des torrents de boue

Qui me laissent de glace.

Ca semble insurmontable

Autant qu'inévitable

Peut-on vraiment survivre

Lors de ces retrouvailles ?

Celles où tu vas parler 

Pour dire que j'ai menti

Celles où tu vas mentir

Pour dire que j'ai aimé.

Les jours et les heures passent

Mes compagnons sont roses

Quelques petits cachets

Pour alléger l'atroce

Pourtant non rien n'y fait

Mon sang reste figé

En attente de savoir

Quand je t'affronterai.

 


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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 19:56

Et le combat commence

Au plus profond de moi

Là où raisonnent enfance

Horreur et désarroi.

Je m'imagine déjà

Le moment terrifiant

Où bien trop près de moi

Tu seras là , présent

Mon coeur hurle de peur

A la simple pensée

De retrouver ta voix

Et tes mains de sorcier.

Je devrais te faire face

Je devrais être adulte

Mais tout en moi se glace

Dans cette sombre lutte

Tout mon être veut fuir

Ce moment attendu

Mais je veux t'affronter

Et te sentir vaincu.

Ta poupée abusée

A grandi malgré tout

Et ton nom désormais

Lui inspire le dégoût

Je veux te regarder

Et je veux te le dire

C'est toi qui as violé

Qui as commis le pire

Plus jamais tu n'pourras 

Me culpabiliser

Le silence imposé

Est aujourd'hui brisé.

 

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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 18:35

Sale con de flic!

Tu bosses à la brigade des moeurs, tu reçois des victimes.

Non tu ne les reçois pas, recevoir est un mot encore trop humain pour toi.

 

Ce jour-là je croyais être entendue, je croyais avoir tout fait pour tomber au bon endroit.

Brigade des moeurs...j'étais rassurée, ils ont l'habitude. Tu parles!

 

Toi le sale con, toi qui déjà ouvrais la porte sans la moindre sympathie, tu as aboyé sur mon ami pour lui dire de rester dans le couloir.

Je t'ai demandé les toilettes et tu m'as dit qu'il fallait faire le grand tour, et en me le disant tu m'as fait rentrer en me faisant comprendre que ce n'était pas la peine de compter y aller .

Sale con, déjà là tu étais hors-jeu, hors respect, tu aurais pu me montrer les toilettes à destination de tes collègues, au rdc, au 1er aussi, mais non..

 

Toi planqué derrière ton écran, même pas capable de regarder les gens et ordonnant juste "carte d'identité"

Toi sale con à qui j'ai commencé à raconter ce qui m'est arrivé , toi sale con qui ne me trouvant pourtant pas assez précise refusait de me poser des questions.

Toi qui as mis en doute ma préparation psy au point que j'ai cru que tu allais refuser ma plainte.

Toi qui n'avais aucune envie de t'éterniser , toi sale con qui a réduit mon histoire à 45 ridicules minutes pendant lesquelles tu m'as refusé toute aide, tout support, toute question.

 

Toi qui aurais préféré que je dépose dans ma ville plutôt que de venir ici t'emmerder.

Toi sale con qui m'as dit "on va pas faire une dictée" en me refusant l'aide de mon support papier.

Toi qui m'as demandé si j'étais préparée psychologiquement et à qui j'ai répondu "oui mais ce n'est pas facile à raconter " et qui sèchement m'a répondu qu'il allait bien falloir le faire.

 

Toi sale con qui m'as fait sentir coupable d'avoir du mal à parler, comme si je pouvais te raconter ça avec le sourire.

Sale con, je n'étais ni muette ni effondrée, alors celles qui le sont, tu les traites pire que ça encore ?

 

Sale con je vomis tes manières et ton inhumanité, je vomis ta froideur et ton absence totale de réaction quand je t'ai dit qu'être interrogée par un homme n'était pas le souci mais que je te trouvais froid.

Sale con tu n'en avais rien à foutre de mon histoire , encore moins de ma souffrance.

 

Sale con, te parler ne m'aura en rien soulagée, tu me renvoyais à l'échec, tu me reprochais d'avoir du mal à dire.

Vas-y toi connard , j'aimerais t'y voir en train de raconter ça , dire ces horreurs face à un sale con de ton espèce, ne pas avoir le droit de prendre ton temps.

 

Espèce de connard je vomis tout ce que tu représentes d'inhumanité.

A cause de toi je retire du négatif de cette plainte, à cause de toi c'est une agression supplémentaire à gérer.

Sale connard d'abruti je te vomis.

Par Opale
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 17:30

L'heure est venue de dire

Le mal que tu m'as fait

L'heure est venue de dire

Je vais te dénoncer.

Ce n'est pas par plaisir

Ni même pour me venger

Mais il est temps d'agir

Telle est ma volonté .

Je vais te redonner

Et les gestes et les mots

Je vais te renvoyer

La cause de mes sanglots.

Il y a un temps pour tout

Et tu as eu le tien

Celui où ton emprise

Avait serré mes liens.

Tu as bénéficié

De mon silence radio

D'enfant terrorisée

Sous les mains d'un bourreau.

Il y a un temps pour tout

Et c'est maintenant l'heure 

De crier mon dégoût

De poser mes douleurs .

Ton règne est terminé

Tu n'auras plus l'espoir

De venir piétiner

Mon précieux territoire .

L'heure est venue, écoute

Tu vas bientôt comprendre

Te voilà en déroute

Tu n'peux plus rien me prendre.

 

 


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Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2011
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