Jeudi 17 mai 2012
4
17
/05
/Mai
/2012
11:15
La torture est si lente
Et l'attente terrifiante
Dévore mon cerveau
Comme tu violais ma peau.
Je suis comme en arrêt
Suspendue à un fil
Qui menace de rompre
Quand je te reverrai.
A chaque jour qui passe
L'angoisse est amplifiée
Ma résistance se casse
Je vais bientôt tomber.
J'attends et je redoute
L'appel libérateur
Qui sera tout autant
Source d'une immense terreur.
Il va venir ce jour
Où je vais retrouver
Cette voix imposante
Qui m'a tant horrifiée.
J'ai si peur de revoir
Et tes yeux et tes mains
J'ai peur de ton regard,
De ton sourire malsain.
Je n'aurai pas le choix
Quand il faudra tout dire
Juste à côté de toi
De c'que j'ai dû subir.
Ça semble inconcevable
Et même insupportable
D'énoncer tous ces mots
Là devant mon bourreau.
J'ai peur que ça t'amuse
J'ai peur que ça te plaise
De voir ton jouet d'antan
Piétiné au présent.
Je voudrais tant te dire
Que tu es le salaud
Mais aurai-je la force
De prononcer ces mots
Après avoir dû dire
Devant ton regard fou
Et les gestes et les mots
Qui m'ont mise à genoux.

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
-
Publié dans : Poèmes de 2012
0
Dimanche 8 avril 2012
7
08
/04
/Avr
/2012
09:55
Vomir
Les souvenirs qui m'habitent
La peur qui me dévore
Vomir
Ton regard à venir
Ta voix et tous tes dires
Vomir
Ces mains gravées en moi
Ma terreur face à toi
Vomir
Hurlements étouffés
Mes émotions sous clé
Vomir
Tout ce qui m'envahit
Ce qui me démolit
Vomir
L'ignoble réalité
Ma peur de t'retrouver
Vomir
J'ai peur à en crever
J'ai peur à étouffer
Vomir
Et mon corps épuisé
Ne sait plus que hurler
Vomir
Peur de ne pas tenir
Face aux jours à venir.

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
-
Publié dans : Poèmes de 2012
0
Mardi 21 février 2012
2
21
/02
/Fév
/2012
12:07
Tu vas devoir assumer
Tu es seul
Je plaide non-coupable.
Il en a fallu des années
Pour que cesse
Cette mascarade.
Jour après jour
J'y avais cru
Que tu étais attentionné
Que c'est ainsi que tu m'aimais
Que je n'étais qu'une traînée.
C'est terminé
Tu es le seul
Unique salaud, unique coupable
De A à Z , tout t'appartient
Il n'y a de sale que tes mains.
Quoique j'aie fait, quoique j'aie dit
Quand bien même j'ai réagi
Tu es le seul
Ta faute est là
Je ne porte que mon désarroi.
Ils vont te dire
C'que tu as fait
Vont te rafraîchir la mémoire
Compte pas sur moi
Pour partager
Le moindre geste des plus noirs.
C'est bien fini
Tu es tout seul
Je reprends mon corps et mon âme
J'ai encore mal
Mais plus jamais
Je n'te rejoindrai dans les flammes
Celles qui ont incendié mon coeur
A coup de culpabilité
Alors que c'est toi le violeur
Et moi l'enfant martyrisée.
Souviens-toi bien
Que je t'aimais
Rappelle-toi de ça au passé
Tu es tout seul
C'est terminé
Ma vie sans toi va commencer.

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
-
Publié dans : Poèmes de 2012
1