Poèmes de 2007

Mardi 1 avril 2008

 

Pour Françoise


 Elle m'avait dit menteur

Violent et déchirant

Elle a parlé d'effroi

Devant mes mille éclats

Mais en cette journée

Elle m'a vu différent

Tendre et attentionné

Chaleureux, apaisant.

Mes épines soudain

Ne semblaient plus violentes

Et mes belles dorures

Lui ont paru charmantes.

Ils étaient beaux ces gens

Là tout autour de moi

Les regards brillants

Devant ces cadeaux-là

C'est alors dans une boule

Toute lisse et dorée

Qu'elle m'a entendu

Lui dire la vérité.

Je lui ai dit regarde

Je ne suis pas violent

Je rassemble, j'unis

Des centaines d'enfants

Je suis moi le sapin

Symbole du partage

De la vie, de l'amour

Sans différence d'âge

Elle en doutait encore

Et puis elle a compris

En voyant dans une boule

Le reflet d'une amie.


(25/12/2007)

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Mardi 1 avril 2008

 Vivre en déchirure

Le coeur plein de blessures

Transpercé par l'éclat

D'un Noël sans joie

Les yeux d'enfant rivés

Sur un sapin menteur

Racontant l'histoire fausse

D'un soir de bonheur

Ça brille et ça scintille

Mais les éclats de voix

Brisent en mille morceaux

Les pâles éclats de joie

Tristesse enrubannée

Dans son papier buvard

Pour pouvoir effacer

Les traces du cafard

Se déchiqueter le coeur

Aux épines violentes

Et déverser les pleurs

De ma souffrance hurlante

Mon âme est déchirure

Et mon coeur se fissure

Transpercé par l'éclat

D'un Noël d'effroi.


(22/12/2007)

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Mardi 1 avril 2008

 

 J'étais encore chrysalide

En passe d'être papillon

J'étais encore une chenille

Il a déchiré le cocon.

J'ai vu soudain la lumière

Trop violente, trop sévère

J'ai senti un courant d'air

J'ai perdu tous mes repères.

J'étais encore chrysalide

Mais mes ailes encore fragiles

Il me les a arrachées

Pour m'empêcher de voler.

Quand on est une chenille

On grandit dans son cocon

On prépare son avenir

Pour devenir papillon

Avec ses gestes perfides

Il a pris mon horizon

Je n'étais qu'une chrysalide

Dans la chaleur de mon cocon.

Aujourd'hui j'ai le corps vide

Et l'air me brûle les poumons

Je suis encore chrysalide

Sous mes ailes de papillon.


(09/11/2007)

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Mardi 1 avril 2008

 

J'ai le coeur à vide

Et le ventre creux

Des larmes arides

Là au fond des yeux

Le temps me dépasse

Et la vie me fuit

Mon avenir trépasse

Plongé dans la nuit

J'ai les mains avides

D'être réchauffées

Mes larmes acides

Ma peine ont creusé

J'ai besoin de lui

Que je n'connais pas

J'ai besoin aussi

De ses tendres bras

Mon avenir s'assèche

Mon ventre se creuse

Ma peau devient sèche

D'être malheureuse

D'être solitaire

Et inconsolée

Je deviens amère

De ne pas aimer.

Être une femme au moins

Une mère demain

Mon rêve me torture

Tel une blessure

Je suis épuisée

De ne pas aimer

Dans mon coeur à vide

Aux larmes arides.


(05/10/2007)

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Mardi 1 avril 2008

 

Mon âme n'habite plus mon corps

Depuis qu'il m'a jeté un sort

Depuis que ses mains de sorcier

M'ont simplement téléguidée

Mon âme depuis est dans ma tête

Comme sur une autre planète

Où sensations et ressentis

Sont désignés comme ennemis

Mon âme est tout ce qui me reste

Après avoir subi la peste

Mon corps est mort et enterré

Qu'il dorme et qu'il repose en paix

Il a porté mon coeur, ma vie

Mais c'est trop tard il m'a trahie

Mon âme explose dans ma tête

Elle se bat et elle s'entête

Pour reprendre toute sa place

Dans cette chair qui est de glace

Mon âme n'habite plus mon corps

Depuis qu'il m'a jeté un sort

Lui le sorcier aux mains magiques

Maître des formules tragiques.


(28/09/2007)


 

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Mardi 1 avril 2008

 Je ne rêve plus, je ne projette plus
Je n'ai plus aucune envie
Je suis sale de toi, et j'ai mal de toi
Je suis comme un fantôme errant dans le noir

Je n'ai plus envie de cette agonie
Ma vie comme un cauchemar
Je n'ai plus de vie et même la nuit
Est peuplée de souvenirs
Où tu es là

Je suis malade complètement malade
Comme quand tes mains soir après soir
Se posaient sur mon corps en m'injectant la mort

Je suis malade , parfaitement malade
Je vis je ne sais pas comment
Je pleure sur mon âme d'enfant
Ça fait déjà plus de quatre ans
Mais tu t'en fous.

Comme possédée, presque envoûtée
Je suis tourmentée par toi
Je suis fatiguée, je suis épuisée
De tenter d'oublier tous ces soirs-là

Parfois dans mes nuits ton visage aussi
Me hante jusqu'au dégoût
Et là sur ma peau tu greffes des sanglots
J'en crève de me souvenir et de souffrir

Je suis malade complètement malade
Tes mains immondes sur mon corps
Passent et repassent encore, encore, toujours trop fort

Je suis malade, complètement malade
Tu m'as privée d'être une enfant
Tu as mis en moi tous ces maux
En approchant ton corps bien trop près de ma peau

Ce passé me tue, si ça continue
Je serai seule ici bas
Je n'grandirai pas, je n'enfanterai pas
Privée d'avenir par le pouvoir de tes doigts

Je suis malade , complètement malade
Comme quand ma mère partait le soir
Et que tu m'emmenais avec toi dans le noir

Je suis malade , c'est ça je suis malade
Tu m'as privée d'être une enfant
Tu as mis en moi tous ces maux
Et j'ai le coeur complètement malade
Cerné de barricades, t'entends je suis malade!

(17/06/2007)

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Mardi 1 avril 2008

 

Je ne voulais pas

Être ton jouet

Perdue sous tes pattes d'araignée

Je ne voulais pas

Être explorée

Déchirée et puis massacrée

Moi j'avais peur

Pendant des heures

Quand tu m'infligeais la torpeur

Moi j'avais peur

Sombre douleur

Qui faisait exploser mon coeur

Je ne voulais pas

Ressentir ça

Sensations adultes en moi

Je ne voulais pas

De ces mots là

Qui soulignaient mon désarroi

Je ne voulais pas

Être ton jouet

Ta p'tite poupée téléguidée

Je ne voulais pas

Être emportée

Par mes sens incontrôlés

Je ne voulais pas

Que tu me voies

Piégée comme une simple proie

Je ne voulais pas

Sentir mon corps

Partir vers toutes ces petites morts

Je ne voulais pas

Subir tout ça

Immonde plaisir qui n'en est pas

Je ne voulais pas

Et je m'épuise

A refuser cette horreur là

Je ne voulais pas

Que tu m'détruises

Mais la réalité est bien là.

Je ne voulais pas.


(12/05/2007)

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Mardi 1 avril 2008

 

Si tu savais

La peur en moins

Ce que je pourrais faire

Si tu savais

La peur en moins

Tu irais en Enfer

Je hurlerais

La peur en moins

Pour te dire ma douleur

Je parlerais

La peur en moins

De tout c'que t'as pu m'faire

Je te dirais

La peur en moins

Mon dégoût si profond

Et puis ma vie

Que tu as salie

Déchirée par ton nom

Si je pouvais

La peur en moins

Déverser ma colère

Tu t'y noierais

Et je pourrais

Pleurer toutes mes rivières

Mon coeur gronderait

La peur en moins

De tous ces gestes immondes

Et là enfin

La peur en moins

Je dénoncerais au monde

Tes mains malsaines

Et puis ta haine

Ton diktat de terreur

Ton don certain

Pour chaque matin

M'inoculer la peur

Un jour je jure

La peur en moins

De vomir ta torture

De me laver

Me purifier

De tous tes gestes impurs

Un jour je jure

La peur en moins

De faire tomber les murs

Et ce jour-là

La peur en moins

Tu perdras ton armure.


(04/03/2007)

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Mardi 1 avril 2008

 

Elle est comme un fantôme

Qui traîne ses chaînes en moi

D'une pâleur effrayante

Elle est si terrifiante

Dans une longue robe blanche

Toute entachée de sang

A l'image de son coeur

Brisé mais innocent

C'est un petit esprit

Un petit feu-follet

Un fantôme de mes nuits

Un être torturé

Elle gémit et puis pleure

Pousse des cris de terreur

Et puis soudain se tait

Se souvenant sa peur

Son jeune corps s'efface

Son âme est déchirée

Et elle traîne ses chaînes

Dans mon coeur pétrifié

Elle est comme un fantôme

Une familière horreur

Verse des larmes de sang

Traduisant sa douleur

Elle est comme un fantôme

Ses hurlements me hantent

Elle est comme un fantôme

Et pourtant si vivante.


(16/01/2007)

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Mardi 1 avril 2008

 

Accrochée à la porte de ce wagon

J'ai beau courir encore, tout est perdu d'avance

Je suis là dans le vide, accrochée du bout des doigts

Comment dire ce que je ressens

Le mot "peur" me semble si faible

Le train part sans moi ou je pars sans le train

Ma main s'agrippe si fort encore

Hésitant entre survie et mort

Il prend de la vitesse

J'ai peur.

Il file à toute allure

J'ai peur.

Entraînée dans le vide

A la merci de ce train

Qui file sur les rails

En m'ignorant si bien

Il file si vite que le vide m'aspire

J'ignore encore si ça peut être pire

Je perds le sens de chacun de mes membres

Pulvérisée dans ce trajet-éclair

Que reste-t'il de mes bras, de mes jambes

Je ne sais plus , il n'y a plus qu'à attendre

Que le train stoppe

Et me laisse redescendre

Entière peut-être

Mais désirant me pendre.


(10/01/2007)

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