Poèmes de 2005

Mardi 1 avril 2008

Celui-là, c comme si mon abuseur l'avait écrit...je le laisse comme témoignage mais je ne veux plus penser cela de moi.


Un corps mort
Un corps mourant
Un corps d'enfant
A la vie une insulte
Une enfance de pute
Ce corps mort
Ce corps mourant
Anéanti
Comme englouti
Loin de la vie
Dans le tumulte
Un corps de pute
Fait pour aimer
Les gestes sales
Un corps bafoué
Un corps mourant
Un corps d'enfant
Un corps sanglant
La vie s'en va
La nuit est là
Le corps se noie
Dans une horreur
Dans la torpeur
Dans la douleur
Mon corps est mort
Mon corps s'endort
Un corps de pute
J'étais enfant
J'étais adulte
J'étais enfulte
Cet état sombre
Vivre comme une ombre
Ombre de pute
Que l'on me laisse
Que l'on me blesse
Rien qu'une insulte
J'étais à lui
Poupée qui jouit
Ignoble pute
Personne ne peut
M'aimer un peu
Je suis une pute
Ça me fait mal
Mais c'est banal
Rien qu'une insulte.

(18/12/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

 Sexualité
Qu'est-ce que c'est?
Tu n'en parles jamais
Tu n'fais qu'imaginer
Mais pas trop fort
Pas encore
Sexualité
Qu'est-ce c'est?
Les baisers échangés
De tes amies ados
Et de leur Roméo
Sexualité
Qu'est-ce que c'est?
Est-ce cela
Ce qu'il te fait là
Est-ce donc vraiment ça?
Comment est-il possible
Que tous ces gens adultes
Fassent ces choses horribles
Qui te font sentir pute
Sexualité
Qu'est-ce que c'est?
Tu pries pour ne pas grandir
Tu pries pour mourir
Ne jamais être aussi sale
Ne jamais être aussi laide
Que ces horreurs d'adulte
Qui t'enferment dans ce tumulte
Sexualité
Qu'est-ce que c'est?
Par pitié, tu n'veux pas croire
Que les grands aiment à voir
La peau et le reste
Le plaisir comme la peste
Sexualité
Qu'est-ce que c'est?
La terreur, la douleur
Les larmes ensanglantées
Sous des mains de sexe assoiffées
Ils sont fous, eux les grands
D'aimer les gestes humiliants
Que tu subis en te taisant
Sexualité
Qu'est-ce que c'est?
Par pitié
Que tu ne grandisses plus jamais.

(09/12/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

 Enfermée dans ma tête
Prisonnière des souvenirs
Et des ses mains de bête
Qui vont m'anéantir
Je voudrais oublier
La souffrance horrifiée
De mon coeur et mon corps
Soudainement agressés
Je me souviens si bien
Que j'ai eu tellement peur
Je me souviens tes mains
Et l'intense terreur
Cette première fois
L'explosion dans la tête
Mon âme est aux abois
Ma vie dans la tempête
Je me souviens de toi
Agissant sans remords
Je me souviens tes doigts
Qui passaient sur mon corps
Les questions qui dévorent
Les questions qui détruisent
Et toutes les sensations
Qui me culpabilisent
Je ne savais pas quoi faire
Je ne savais pas quoi dire
Quand tu as décidé
De m'imposer le pire
Je me sens prisonnière
De tous mes souvenirs
Enfermée dans ma tête
Étouffant mes soupirs.

(16/11/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

 Une ribambelle d'enfants
Au corps de chair, de sang
Piégés par des êtres immondes
Qui les projettent dans leur monde
Ignobles dealers de cette drogue infâme
Ils viennent de leurs mains shooter leurs petites âmes
Enfants déboussolés dans ce qu'ils ressentaient
Jeunes pantins terrifiés d'un corps incontrôlé
Dose après dose la mort s'injecte dans le temps
Geste après geste la peste les tue si lentement
Ribambelle d'enfants
Au corps de chair de sang
Ne comprennent pas pourquoi
Ils veulent et ne veulent pas
Jeunes droguées innocentes
Tendent leur bras , tremblantes
Pour recevoir la piqûre
Injectée par ces ordures
Poison, venin paralysant
Plus de contrôle , si impuissants
Il faut dire à leurs coeurs en sang
Que les responsables en puissance
Sont ses assassins d'innocence
Qu'ils n'en sont pas moins des enfants
Malgré cette drogue dans le sang.

(15/11/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

 Je te fais mes adieux
Regarde bien mes yeux
C'est fini je n'veux plus
De cet amour déçu
J'y avais tellement cru
Que tu m'apporterais
Amour, sécurité
Mais non je n'y crois plus
Tu as perdu ton rôle
Quand tu as fait peser
Sur mes frêles épaules
La culpabilité
Je n'étais pas une femme
Tu as éteint ma flamme
Dans tes gestes infâmes
Tu as brûlé mon âme
Tu t'es perdu toi-même
En me blessant le corps
Tu m'as laissé quand même
Le goût noir de la mort
Aujourd'hui je survis
Et lentement je grandis
Je sais que ce sursis
M'amènera vers la vie
Pour ça tu dois mourir
Et tu dois devenir
Ce que tu es vraiment
Un être répugnant
Tu n'as pas hésité
Devant mes yeux d'enfant
Tu n'as rien regretté
Tout en me détruisant
Je voudrais renoncer
A cet amour pour toi
Cet amour d'une enfant
Qui voulait son papa
Tu n'es digne de rien
Ni de moi , ni de lui
Tu n'auras remplacé
En aucun cas sa vie
Il me faudra du temps
Pour te regarder droit
Franchement dans les yeux
Sans espérer un peu
Aujourd'hui je grandis
Je veux te dire adieu
Regarde bien ma vie
Regarde-moi dans les yeux
Et pars donc loin d'ici.

(11/11/2005)


Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

Mais qu'est-ce qui t'a pris?
Et que m'as-tu pris
Mon âme et ma vie
Mon coeur, mes envies
T'es-tu rendu compte
Quand tu m'as touchée
T'es-tu rendu compte
Que tu m'as brisée
Moi je me souviens
Des soirs, des matins
Quand je me sentais
Sale et dégueulasse
Le corps envahi
Le corps avili
Le corps perverti
Et le coeur détruit
Et je suis si lasse
Que mon sang se glace
Quand passent et repassent
Les images salaces
Tes mains et ta voix
Ma peur, mon effroi
Quand pourrai-je donc
Les laisser là-bas
Loin dans le passé
Et ne plus penser
Qu'un jour ma peau nue
T'a appartenu
Je me bats encore
Même si tu es fort
Puisque ton absence
Est comme une présence
Pourtant loin de moi
Tu habites en moi
Tu me touches encore
Le coeur et le corps
Mais qu'est-ce qui t'a pris
De briser ma vie
Juste pour t'amuser
Juste pour me toucher
J'ai mal dans la peau
Que tu as volée
J'ai mal dans mon âme
Que tu as violée.


(10/11/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

Si tu n'avais pas posé
Tes sales pattes d'araignée
Sur mon coeur et sur mon corps
Je serais vivante encore
Mais pendant toutes ces années
Ma pudeur tu l'as reniée
Et voilà qu'aujourd'hui encore
Mon coeur est condamné à mort
Tu as perdu de vue ma vie
Ce que j'étais , ce que je suis
Tu n'as vu en moi qu'une poupée
Avec laquelle tu pouvais jouer
Pendant tes gestes de barbare
Moi tu m'as plongée dans le noir
Posant la main ici et là
Tu as tué l'enfance en moi
Que j'ai eu peur, que j'ai eu mal
Oui toi tu t'en foutais pas mal
Ce qui comptait pour toi seulement
C'était mon corps, c'était mon sang
Que tu as pris tel un vampire
Pour détruire et anéantir
Dans cette douleur où je succombe
Mon corps revient d'outre-tombe
Il a connu la honte, la peur
La perversion et la terreur
Toi je ne sais ce qui t'a pris
De venir me voler ma vie
J'étais un peu comme ton enfant
Mais tu m'as réduite à néant
Aujourd'hui je lutte sans cesse
Pour dépasser ce qui me blesse
Pour soigner chacune des brûlures
Que m'aura laissées ta torture
Mais si tu n'avais pas posé
Sur moi tes pattes d'araignée
Je serais bien vivante encore
Loin de tes mains porteuses de mort.

(01/11/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

Par quel mystère peut-on m'aimer
Moi qui ne suis rien
Par quel mystère cet intérêt
Pour moi qui fus pantin
Je ne comprends pas les mains vers moi
En signe d'amitié
Je m'épuise à trouver un sens
Dans ces gestes donnés
Notion si éloignée de ma vie
Si éloignée de moi
Mais comment diable peut-on m'aimer
Et vraiment croire en moi
Comme un jeune enfant qui découvre
Que devant lui le monde s'ouvre
Je m'émerveille quand je ressens
L'amitié dans leurs sentiments
Tous venus d'une autre planète
Comment peuvent-ils donc reconnaître
En moi une personne aimable
Moi qui me sais sale et coupable
Où donc posent-ils le regard
Les yeux du coeur, les yeux de l'âme
Pour croire même un si court instant
Que mon être est intéressant
Je me perds dans cette découverte
Tantôt heureuse, tantôt peureuse
Attendant comme l'enfant tremblante
D'un abandon la douleur cinglante
Mais elles restent toutes ces personnes
Et en moi la question raisonne
Par quel mystère peut-on m'aimer
Moi qui ne fus qu'une poupée?

(26/10/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 31 mars 2008

Un masque derrière un autre
Sourire figé parmi d'autres
Un masque qui cache la douleur
Et dessous bien caché
Un autre masque de terreur
Perdue derrière mes masques
Craignant la bourrasque
De souffrance et d'horreur
Qui hante mon coeur blessé
Alors masque sourire
Pour refuser le pire
Et puis masque d'écoute
Pour s'oublier sans doute
Aussi masque d'adulte
Pour nier le tumulte
De ce film dans ma tête
De ces mains qui me guettent
Les uns après les autres
Je veux les retirer
J'avance la peur au ventre
Les yeux fermés encore
J'avance il le faut bien
Mais l'enfer est si fort
Quand ils sont arrachés
Tous ces masques posés
Mon coeur est dénudé
Mon visage révélé
Et là dans le miroir
Je ne vois qu'une enfant
Qui pleure dans le noir
Par peur des mains d'un grand
Le masque de ma peau
Dissimule mes sanglots
Et une chair volée
Une chair violée
Il faut les retirer
Pour pouvoir accepter
Montrer son vrai visage
Son réel paysage
Mais qu'il est douloureux
Lorsque les masques tombent
De voir toute une vie
Si proche de la tombe
J'ai mal face au miroir
Et je pleure dans le noir
La douleur de l'enfant
Démasquée par un grand.

(20/10/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 31 mars 2008

Nous sommes différents
Ta souffrance, ma souffrance
Ton enfance, son enfance
Chacun et chacune élevés
Dans le lit de la peur
Chacun et chacune pétrifiés
Par une sombre douleur
Mais nous sommes différents
Des humains simplement
Pas les mêmes , heureusement
Personne comme le suivant
Et nos histoires siamoises
S'entrechoquent, s'entrecroisent
Et parfois les mots durs
Viennent brûler la blessure
Et du coup on oublie
Le respect de la vie
Nous partageons la peine
D'enfants incestués
Mais rien ne nous amène
Forcément à s'aimer
Nos vies, nos âges, nos idées
Ne peuvent pas se ressembler
Nous sommes différents
Même dans nos coeurs brûlants
Il faudrait que l'on puisse
Même au coeur du supplice
Se rappeler de cela
Lui ou elle, toi ou moi
Nous sommes différents
Êtres humains, coeur souffrant
Et chaque humanité
Se doit de respecter
L'autre être différent
L'autre douleur d'enfant
Pour que même différents
On partage les instants
De ce qui nous rassemble
Même si l'on ne se ressemble
Que dans certaines douleurs
Et certaines terreurs.

(24/09/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés