Torture

Publié le par Opale

La torture est si lente

Et l'attente terrifiante

Dévore mon cerveau

Comme tu violais ma peau.

Je suis comme en arrêt

Suspendue à un fil

Qui menace de rompre

Quand je te reverrai.

A chaque jour qui passe

L'angoisse est amplifiée

Ma résistance se casse

Je vais bientôt tomber.

J'attends et je redoute

L'appel libérateur

Qui sera tout autant

Source d'une immense terreur.

Il va venir ce jour

Où je vais retrouver

Cette voix imposante

Qui m'a tant horrifiée.

J'ai si peur de revoir

Et tes yeux et tes mains

J'ai peur de ton regard,

De ton sourire malsain.

Je n'aurai pas le choix

Quand il faudra tout dire

Juste à côté de toi

De c'que j'ai dû subir.

Ça semble inconcevable

Et même insupportable

D'énoncer tous ces mots

Là devant mon bourreau.

J'ai peur que ça t'amuse

J'ai peur que ça te plaise

De voir ton jouet d'antan

Piétiné au présent.

Je voudrais tant te dire

Que tu es le salaud

Mais aurai-je la force

De prononcer ces mots

Après avoir dû dire

Devant ton regard fou

Et les gestes et les mots

Qui m'ont mise à genoux.

 


Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

Publié dans Poèmes de 2012

Commenter cet article