Attente

Publié le par Opale

Les jours et les heures passent

Pendant qu'à la dérive

Mes pensées semblent lasses

Face à une douleur vive.

Plus j'attends, plus j'ai peur

De retrouver ta voix

Je ressens la terreur

Tatouée par tes doigts.

Quand l'angoisse m'attaque

Je réalise alors

L'ignoble réalité

Que tu m'as imposée.

Des vagues de souvenirs

Qui me font boire la tasse

Et des torrents de boue

Qui me laissent de glace.

Ca semble insurmontable

Autant qu'inévitable

Peut-on vraiment survivre

Lors de ces retrouvailles ?

Celles où tu vas parler 

Pour dire que j'ai menti

Celles où tu vas mentir

Pour dire que j'ai aimé.

Les jours et les heures passent

Mes compagnons sont roses

Quelques petits cachets

Pour alléger l'atroce

Pourtant non rien n'y fait

Mon sang reste figé

En attente de savoir

Quand je t'affronterai.

 


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Publié dans Poèmes de 2011

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Corine Caporlan 03/12/2011 20:41

Merci Opale de cette réponse.
Ils parlent très bien, vos mots et leur fonction est primordiale.
J'essayais juste de dire que je souhaitais vraiment qu'il ne reste pas à le maître dans le nombre de vos pensées.
J'espère que l'on fera + que daigner vous écouter et que tout aboutira.


Belle soirée.

Corine Caporlan 02/12/2011 21:43

(Bon, je ne sais pas : j'avais tenté de laisser un commentaire, mais je crois que ça n'a pas pris. Je réessaye)

Bonsoir,

Je passe un peu par hasard. En fait, en déposant un com sur la Noël chez "Psyblog", j'ai vu entre autres, votre com. qui m'a touchée et je suis venue ici. Ici, j'ai pris la page par le haut et j'ai
lu ces poèmes. J'en arrive à celui-ci.
Je me dis que j'espère que ceux-ci n'ont pour fonction QUE de déverser le dégoût qu'un être a pu engendrer par l'ignominie de ses actes que l'on croit deviner, vu les dégâts. Un être qui aurait dû
avoir la place de protéger et qui profite de la fragilité.
Ces poèmes, ils disent tellement de choses.
Je me permets juste de dire (ce qui est peut-être facile) : que tous les mots sont justifiés pour taillader un esprit malade qu'est (ou était s'il est décédé) celui de cet homme, mais qu'il serait
plus que malheureux que finalement, il garde autant de place. C'est lui faire une place de roi. Les ordures ne méritent que les poubelles et non les trônes.
Oui, c'est impardonnable de briser un enfant, (ou une ado, ou un adulte) mais il ne faut pas que ce qui est aujourd'hui de l'enfant d'alors ne laisse que la voix dénonçant ce qui a pu être fait. Le
faire, c'est essentiel mais il faut VOUS accorder toute la place du présent et de l'avenir. VOUS le méritez.
Refuser d'être le terrain qui reste de la souffrance qu'il a infligée.
Vous êtes bien autre chose.
Encore une fois : il ne faut vraiment pas qu'il gagne.
Si seulement l'on pouvait effacer la bande mémoire (mais bon là, je sors un lieu commun...)
J'espère ne pas vous heurter. En tout cas, je suis sincère.

Prenez soin de vous.
Je ne faisais que passer.
Mais quand même, ça fait mal de lire ça... alors le vivre ; oui c'est injuste et c'est bien pour cela...
On a dû vous le dire 1000 fois, ça fera la 1001ème.

Opale 02/12/2011 22:28



Merci pour vos mots.


Ces poèmes servent à plein de choses, dire, vomir, attendre, survivre, puisque non il n'est pas mort et j'ai porté plainte contre lui il y a 10 mois. J'attends depuis, que la police daigne
commencer son enquête..