Je les comprends

Publié le par Opale

 

Je les comprends

Ces gens aux mains tendues

Qui s'envolent d'une fenêtre

Pour voir leur peine disparaître

La seconde où tout bascule

Celle où la vie capitule

Devant l'immense solitude

Qui de la mort est le prélude

Puisque le vide intersidéral

Leur a dévoré les entrailles

Ils choisissent d'y plonger

Pour enfin retrouver la paix

Rien qu'une seconde d'un geste fou

Dans l'espoir d'un avenir doux

Ils se fichent bien de savoir

Qu'il n'y aura pas d'avenir du tout

Ces secondes fenêtre ouverte

Le temps de ressentir la perte

De cette vie si l'on s'envole

Loin de la souffrance qui immole

Oisillon tombé de son nid

Une fin de vie ou l'agonie

Ils choisissent donc de plonger

Par la fenêtre entrebâillée

Je les comprends si fort ce soir

Au carreau de mon désespoir

Seule dans cette froide solitude

Qui de la mort est un prélude

Je l'ai senti bien trop de fois

Ce terrifiant besoin de bras

Qui d'heures en heures m'anéantit

Voulant m'éloigner de la vie

Comment encore trouver la force

De refermer la fenêtre

De se dire que peut-être

Il n'est pas encore temps

Je n'ai pas le courage

De faire le grand voyage

Mais je n'vis déjà plus

La solitude m'a vaincue

Je pleure devant la fenêtre

Je ne crois plus à ces peut-être

Mes larmes se mêlent à la pluie

Sur les carreaux d'une triste vie

Par un long soir de solitude

Qui de la mort n'est qu'un prélude.


(19/08/2006)

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Publié dans Poèmes de 2006

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sandra 21/05/2008 20:21

premiere fois que j'ai la force de lire 2 pages de ton magnifique blog et mon dieu comme je me reconnais ds ce poeme..... continue d'ecrire c un reel plaisir de te lire