Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 22:09

Marchand de sable mouvant
Pour mieux étouffer une enfant
Tu me plonges dans le sommeil
Tu noircis toutes les merveilles
Tu m'endors, je dors je dors
Tu me tues, me mets à mort
Je m'enfonce dans la torpeur
Sans cris, sans pleurs, une douleur
Marchand de sable mouvant
Créateur d'enterrés-vivants
Tu aspires mon énergie
Tu me vides de toute vie
Tu piques mes yeux de ton charme
Tu assèches toutes mes larmes
J'ai sommeil, j'ai sommeil
Pensant à un noir soleil
Marchand de sable mouvant
Tu m'as lentement hypnotisée
Avec tes pattes d'araignée
De ta soie tu m'as entourée
Je m'endors, je m'endors
Près des frontières de la mort
Marchand de sable mouvant
Tu m'as injecté dans le sang
Une torpeur, un grand malheur
Des nuits d'enfer au goût de peur
Marchand de sable mouvant
Ce soir je pense à tous tes gestes
De tous ces maux je me déleste
Je m'endors, je m'endors
Ton charme opère comme la mort
Marchand de sable mouvant
Cette souffrance que tu m'as donnée
Aspire mon âme pour m'achever
Tu m'endors, cruellement
Marchand de sable mouvant.

(23/06/2005)


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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 22:06

D'un geste il a pillé mon âme
D'un geste il a éteint la flamme
Il a brisé la vie en moi
Il a volé toute ma joie
Sa main en se posant sur moi
A pénétré droit dans ma chair
Pour arracher en un instant
Un coeur brisé et plein de sang
D'un geste il a tué mon âme
D'un geste il a soufflé ma flamme
Tel un vampire il s'est nourri
De tout ce que j'avais d'énergie
D'un geste il a brisé la vie
D'un geste il a hanté mes nuits
Qui pourrait croire qu'une caresse
Plonge pour toujours dans la détresse
D'un geste sûr il m'a tout pris
D'un geste dur il m'a détruit
Et ma tête tourne et je vomis
Je me sens en pleine agonie
J'ai mal, j'étouffe et je suffoque
La douleur me happe et me bloque
Dans un enfer vivant sur Terre
Je me sens une ombre prisonnière
D'un geste il a fermé à clés
La porte de ma liberté
D'un geste aux loups il a jeté
Ma vie, mon coeur, ma destinée.

(22/06/2005)

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 22:02

Comme une bête immonde
Qui gronde, qui gronde
Étrange être vivant
Qui grandit au-dedans
J'ai une boule en moi
Je la ressens bien là
Qui enfle et qui s'étend
Dans mon corps souffrant
Un hurlement profond
Puissant et déchirant
Un hurlement de bête
Une flèche dans les flancs
Une douleur animale
Un cri rauque et bestial
Un hurlement vivant
Ample et si terrifiant
Comme un poison brûlant
Qui coulerait dans mon sang
Il me brûle et m'immole
Il me tue il m'isole
Dans une souffrance sourde
Une impuissance lourde
Je me sens traversée
Par un long cri muet
Je me sens transpercée
Je me sens achevée
Animal qui se meurt
Sous la flèche du chasseur
Une flèche que ce dernier
Tournera dans la plaie
Mon corps est aux abois
Du plus profond de moi
Gronde comme un orage
Mon douloureux naufrage.

(20/06/2005)

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:59

Tel un fantôme menaçant
Mais un fantôme bien vivant
Tu me hantes
Dans la ville de mon enfance
Je tremble devant ton errance
Tu me hantes
Prisonnière de ton rire sournois
Petite fille tremblante aux abois
Tu me hantes
Je porte aux pieds de lourdes chaînes
La peur me torture et m'enchaîne
Tu me hantes
Tu es venue un maudit jour
Poser tes mains sur mon coeur lourd
Tu me hantes
Soir après soir tu as tué
Une petite enfant pétrifiée
Tu me hantes
Aujourd'hui je t'ai dénoncé
Maman sait ce que tu m'as fait
Tu me hantes
Malgré les mots, malgré mes dires
Je ne cesse jamais de souffrir
Tu me hantes
Dans mes cauchemars de ces nuits
Tu me regardes et puis tu ris
Tu me hantes
Aujourd'hui tu vis dans ma ville
Et je me retrouve en exil
Tu me hantes
Tu n'as pas peur, tu n'as pas mal
Ta vie est simple , juste banale
Tu me hantes
J'ai peur de toi, peur de te voir
Peur de ton ombre dans le noir
Tu me hantes
Quand mourras-tu pour me laisser
Vivre enfin et puis respirer
Tu me hantes
Même dans ta tombe parfois je pense
Que je craindrai que tu recommences
Tu me hantes.

(16/06/2005)

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:55

Je comprends tes silences et tes larmes
Je comprends ta souffrance, ton regard
Et nos mots qui s'échangent dans un aller-retour
Tous ces mots d'une enfance face à un monde de sourds
J'entends ta voix cassée et ton sourire-absence
J'entends tes rêves brisés et la douleur intense
Je sais lire dans tes yeux les cris qui te désarment
Je comprends et je peux mettre un sens à tes larmes
Tu as ta propre histoire, tu as ta propre vie
Âge, famille, enfance, travail et puis amis
Nous sommes différents, comme chaque être sur terre
Mais nos coeurs ont brûlé aux flammes du même Enfer
Mes mots que tu comprends, et tes mots que j'entends
Nos mots sont différents et pourtant ressemblants
Le même vocabulaire, les mêmes traces dans le sang
D'une âme triste et perdue, d'une terreur d'enfant
Longtemps on se croit seule, prisonnière à jamais
D'un secret lourd de plomb, de ses gestes mauvais
On vit là dans deux mondes, le leur et puis le nôtre
Un monde parallèle, monde à l'envers des autres
Puis un jour on rencontre dans un être-miroir
Les mêmes sentiments de peur et désespoir
Deux êtres différents mais qui ont trop souffert
Coeurs et corps brûlant au feu du même Enfer
Les mots peuvent alors donner l'aller-retour
Et croire maintenant dans l'espoir d'un jour
Je comprends tes silences, tu comprends mon regard
Tu entends mes silences, je lis ton désespoir.

(12/06/2005)

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:52

 Je l'ai pas entendue venir
Mais la mort est entrée dans mon coeur
D'un froid glacial et invisible
Elle m'aspire, me tue et me broie
Je n'ai pas senti arriver
Ses tentacules assassines
Elle est juste entrée sans frapper
Et voilà je deviens sa cible
Je voudrais m'en faire une amie
Qu'elle me délivre des souffrances
Qu'elle me reprenne ma naissance
Qu'elle me reprenne mon enfance
Je la ressens je vais mourir
Elle vide mon âme peu à peu
De toute flamme et de tout feu
Elle me tue encore un peu
Je ne lui demande qu'une chose
C'est qu'elle fasse vite et qu'elle achève
Qu'elle mette fin à une vie
Qu'elle donne à la souffrance une trêve
Je ne l'ai pas entendu venir
Mais maintenant je veux mourir
Je veux la suivre aveuglément
Et croire à ses sombres serments.

(06/06/2005)

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:49

 Au fond d'un gouffre infâme
Elle crie, elle pleure, elle hurle
De ces plaintes inaudibles et terribles
Douleurs muettes et indicibles
Une bête qui se meurt, ou un bébé qui pleure
Elle geint d'une douleur qui en plein coeur l'atteint
Déchirante, lancinante, inquiétante
Surgissant de nulle part , quand elle est dans le noir
Petite fille couverte de boue
Petite fille au fond du trou
Dans la pénombre de son gouffre
Enfant-sauvage, enfant qui souffre
En guenilles, à genoux, petite fille
Tête baissée, regard vide, petite fille
Couverte de blessures et de morsures impures
Pleine de sang séché et de larmes emmêlées
On ne la voit pas, c'est trop noir là-bas
Mais oui on entend comme un gémissement
Qui sort de son corps, qui sort de son âme
Comme une bête hurlante
Piégée dans les flammes.

(16/05/2005)

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:46

Comme une fleur qui se meurt
Dont tous les pétales ont pourri
Une fleur en train de perdre la vie
Dont la tête penche vers le sol
Perdue parmi les tournesols
Comme une fleur qui se meurt
Et qui est seule dans sa douleur
Les abeilles me fuient se dit-elle
Je ne peux même plus rien pour elles
Comme une fleur qui s'éteint
Une fleur flétrie dès le matin
Par toutes les larmes qu'elle a versées
Mais qui ne feront rien pousser
Une petite fleur silencieuse
Pas de celles que l'on trouve jolie
Pas de celles que les petits
Utilisent pour dire à maman
"je t'aime beaucoup...passionnément"
Comme une fleur toute pâle
Comme une fleur toute sale
Que la boue a éclaboussé
Et qui n'en peut plus d'étouffer
Petite fleur qui manque d'air
Et qui voudrait qu'on la libère
Qu'on l'arrose délicatement
Pour lui remettre la vie dedans
Comme une fleur malheureuse
Aux larmes de rosée
Dont la tombe se creuse
Mon âme est toute fanée.

(15/05/2005)

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:43

T'es mon héroïne
Même si tu sais pas
Prendre dans les bras
T'es mon héroïne
Ma battante à moi
T'as viré le monstre
De ce repère-là
Tu lui as dit "dehors"
Qu'il n'avait pas le droit
Toi qu'il croyait
Petite et sans forces
Toi qu'il traitait
Comme la pire des idiotes
Tu as montré les crocs
En devenant la louve
Qui défend ses petits
Tout autant qu'elle les couve
T'es mon héroïne
Tu ne le penses pas
Tu dis que c'est normal
D'avoir fait tout ça
Mais t'es une maman
Une vraie une aimante
Tu peux être fière
Tu es bien vivante
T'es mon héroïne
Ma maman à moi
Même si tu sais pas
Prendre dans les bras
Même si c'est bien dur
De comprendre tout ça
Même si ça te secoue
Que j'ai d'la peine en moi
T'es mon héroïne
Une maman qui combat
Et qui laisse pas le loup
Finir d'achever sa proie
Tous ces mots du coeur
P't'être un jour dans tes bras
Mais sache dans tous les cas
Que je t'aime gros comme ça.

(15/05/2005)

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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 21:35

Je veux m'en aller
Donner moi la recette
Les foutus ingrédients
Pour quitter la planète
Qu'ils s'avalent ou coupent
Qu'ils pendent ou étouffent
Fournissez-les moi
Ces instruments-là
Je veux plus lutter
Je veux plus sourire
Juste pour pas pleurer
Ma route s'arrête
Je suis fatiguée
Je suis épuisée
Je veux m'en aller
Que mon âme s'envole
Loin de toute survie
Loin de cette non-vie
Dont mon coeur s'immole
Je veux disparaître
Donnez moi la recette
Les foutus ingrédients
Pour quitter la planète.

(10/05/2005)

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