Dimanche 30 mars 2008

 Je l'ai pas entendue venir
Mais la mort est entrée dans mon coeur
D'un froid glacial et invisible
Elle m'aspire, me tue et me broie
Je n'ai pas senti arriver
Ses tentacules assassines
Elle est juste entrée sans frapper
Et voilà je deviens sa cible
Je voudrais m'en faire une amie
Qu'elle me délivre des souffrances
Qu'elle me reprenne ma naissance
Qu'elle me reprenne mon enfance
Je la ressens je vais mourir
Elle vide mon âme peu à peu
De toute flamme et de tout feu
Elle me tue encore un peu
Je ne lui demande qu'une chose
C'est qu'elle fasse vite et qu'elle achève
Qu'elle mette fin à une vie
Qu'elle donne à la souffrance une trêve
Je ne l'ai pas entendu venir
Mais maintenant je veux mourir
Je veux la suivre aveuglément
Et croire à ses sombres serments.

(06/06/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008

 Au fond d'un gouffre infâme
Elle crie, elle pleure, elle hurle
De ces plaintes inaudibles et terribles
Douleurs muettes et indicibles
Une bête qui se meurt, ou un bébé qui pleure
Elle geint d'une douleur qui en plein coeur l'atteint
Déchirante, lancinante, inquiétante
Surgissant de nulle part , quand elle est dans le noir
Petite fille couverte de boue
Petite fille au fond du trou
Dans la pénombre de son gouffre
Enfant-sauvage, enfant qui souffre
En guenilles, à genoux, petite fille
Tête baissée, regard vide, petite fille
Couverte de blessures et de morsures impures
Pleine de sang séché et de larmes emmêlées
On ne la voit pas, c'est trop noir là-bas
Mais oui on entend comme un gémissement
Qui sort de son corps, qui sort de son âme
Comme une bête hurlante
Piégée dans les flammes.

(16/05/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008

Comme une fleur qui se meurt
Dont tous les pétales ont pourri
Une fleur en train de perdre la vie
Dont la tête penche vers le sol
Perdue parmi les tournesols
Comme une fleur qui se meurt
Et qui est seule dans sa douleur
Les abeilles me fuient se dit-elle
Je ne peux même plus rien pour elles
Comme une fleur qui s'éteint
Une fleur flétrie dès le matin
Par toutes les larmes qu'elle a versées
Mais qui ne feront rien pousser
Une petite fleur silencieuse
Pas de celles que l'on trouve jolie
Pas de celles que les petits
Utilisent pour dire à maman
"je t'aime beaucoup...passionnément"
Comme une fleur toute pâle
Comme une fleur toute sale
Que la boue a éclaboussé
Et qui n'en peut plus d'étouffer
Petite fleur qui manque d'air
Et qui voudrait qu'on la libère
Qu'on l'arrose délicatement
Pour lui remettre la vie dedans
Comme une fleur malheureuse
Aux larmes de rosée
Dont la tombe se creuse
Mon âme est toute fanée.

(15/05/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008

T'es mon héroïne
Même si tu sais pas
Prendre dans les bras
T'es mon héroïne
Ma battante à moi
T'as viré le monstre
De ce repère-là
Tu lui as dit "dehors"
Qu'il n'avait pas le droit
Toi qu'il croyait
Petite et sans forces
Toi qu'il traitait
Comme la pire des idiotes
Tu as montré les crocs
En devenant la louve
Qui défend ses petits
Tout autant qu'elle les couve
T'es mon héroïne
Tu ne le penses pas
Tu dis que c'est normal
D'avoir fait tout ça
Mais t'es une maman
Une vraie une aimante
Tu peux être fière
Tu es bien vivante
T'es mon héroïne
Ma maman à moi
Même si tu sais pas
Prendre dans les bras
Même si c'est bien dur
De comprendre tout ça
Même si ça te secoue
Que j'ai d'la peine en moi
T'es mon héroïne
Une maman qui combat
Et qui laisse pas le loup
Finir d'achever sa proie
Tous ces mots du coeur
P't'être un jour dans tes bras
Mais sache dans tous les cas
Que je t'aime gros comme ça.

(15/05/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008

Je veux m'en aller
Donner moi la recette
Les foutus ingrédients
Pour quitter la planète
Qu'ils s'avalent ou coupent
Qu'ils pendent ou étouffent
Fournissez-les moi
Ces instruments-là
Je veux plus lutter
Je veux plus sourire
Juste pour pas pleurer
Ma route s'arrête
Je suis fatiguée
Je suis épuisée
Je veux m'en aller
Que mon âme s'envole
Loin de toute survie
Loin de cette non-vie
Dont mon coeur s'immole
Je veux disparaître
Donnez moi la recette
Les foutus ingrédients
Pour quitter la planète.

(10/05/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008

 Une sombre histoire noire
Qui revient dans la nuit
Tantôt déformée
Et tantôt vérité
Instants où le corps dort
Et où l'esprit s'éveille
Pour hurler au sommeil
La souffrance d'alors
Cauchemars beaucoup trop vrais
Dans un coeur effrayé
Qui pleure son chagrin
Au réveil du matin
Tourbillon de la nuit
Torture de la torpeur
Là où rien n'est fini
Là où il prend ma vie
Sombre histoire si noire
La peur et la douleur
De ses mains qui me tuent
Dans le jour qui se meurt.

(07/05/2005)


Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008

J'ai peur de lui
De tout mon être ,de toute mon âme
Et je le crie
Même si la honte me désarme
J'ai peur de lui
Figée dans un lointain souvenir
J'ai peur je fuis
A l'idée de le voir revenir
Il va gagner
Et va me chasser de chez moi
De mon passé
Mon coeur va voler en éclats
J'ai peur de lui
Si peur que son regard me prenne
Si peur que son regard m'emmène
Alors je fuis
Dès que mes rêves se souviennent
J'ai peur de lui
De toute mon âme, de tout mon corps
Et je le crie
Même si la honte me dévore
J'ai peur de lui
Qu'il se démène, qu'il se déchaîne
J'ai peur de lui
Peur qu'il déverse de sa haine
Et il gagne
Lorsque je suis là-bas tremblante
Là-bas "chez moi"
Dans la maison de mon enfance
Il règne en maître
Dans mon coeur et dans ma terreur
Sans apparaître
Même disparu il me fait peur
J'ai peur de lui
Saurais-je encore aller là-bas
Mon coeur petit
Veut toujours que ce soit "chez moi"
Et lui me chasse
Dans un souvenir qui me glace
Dans les angoisses
De revoir sa face dans la glace
J'ai peur de lui
Il ne faut pas, faut être forte
Mais moi je plie
Et je voudrais tant être morte
Là-bas "chez moi"
Lorsque je tremble au moindre bruit
Et qu'à nouveau
Il revient me voler ma vie.

(21/04/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008

  Si l'on me bouscule
Fragile et gracile
Mes larmes s'écoulent
Le long de mes cils
Perles de souffrances
Témoins d'une enfance
Paroles de violence
Scellées de silence
Ne me poussez pas
Tout s'écoule en moi
Gouttes qui me remplissent
Et sur mes joues glissent
Chut la mort s'endort
Ne secouez pas trop fort
Mon coeur mon âme mon corps
Quand le silence est d'or
D'or mais pas si riche
Et mon esprit en friche
Pleure et se liquéfie
Pour se noyer dans l'oubli.

(16/04/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008

Pour les bénévoles de l'asso qui sont d'anciennes victimes et que l'on a vu rayonner à la soirée des 10 ans.

Je les ai vus
Ils rayonnaient
Le coeur dansant
Le coeur chantant
Je les ai vus
Leurs yeux disaient
C'est possible pour toi maintenant
Regard brillant de mille feux
Sourire aux lèvres ou larmes aux yeux
Le coeur vivant dans chaque instant
Je les ai vus
Porteurs d'espoir
Sortis enfin du désespoir
Je les ai vus
Leur coeur disait
Moi aussi la mort m'a frôlé
Ils étaient là
Dans la musique
Des rires sur un rythme électrique
Je les ai vus
Porteurs d'espoir
Leur joie de vivre
Me fait y croire.

(14/04/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 mars 2008

Sur l'air de l'Aigle Noir, dédié à SOS INCESTE POUR REVIVRE NANTES

 Un beau jour, un tournant de leur vie
Bénévoles , ils se sont réunis
Pour donner , aux coeurs des plus souffrants
A ces ex-enfants,
Bien plus que de leur temps

Pour certains, ils ont vécu l'enfer
Mais leur âme ne s'est pas laissée faire
Coeur battant, ils se sont révoltés
Ils se sont relevés
Et viennent nous aider

Ceux qui n'ont pas subi ce passé
Sont aussi autant à admirer
Ils comprennent et viennent pour défendre
Car ils ont su entendre
Les cris des coeurs blessés

Dans leurs yeux, leur âme illuminée
Joie au coeur, et tant d'humanité
Hommes et femmes, simples êtres humains
Mais le coeur sur la main
Pour guider nos destins

Oui l'asso, on vient te remercier
Oui l'asso tu nous as tant aidés
A franchir le chemin pas à pas
Quand on est aux abois
On se tourne vers toi

Aujourd'hui pour sos inceste
Pour revivre, c'est le temps de la fête
Et que ceux grâce à qui elle est née
Et qui l'ont fait grandir
Reçoivent nos sourires

Un beau jour, tournant de votre vie
Bénévoles vous vous êtes réunis
On vous chante notre reconnaissance
Nous les privés d'enfance
Merci pour l'espérance.

(09/04/2005)

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
Par Opale - Publié dans : Poèmes de 2005
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés