Mardi 1 avril 2008

Mais qu'est-ce qui t'a pris?
Et que m'as-tu pris
Mon âme et ma vie
Mon coeur, mes envies
T'es-tu rendu compte
Quand tu m'as touchée
T'es-tu rendu compte
Que tu m'as brisée
Moi je me souviens
Des soirs, des matins
Quand je me sentais
Sale et dégueulasse
Le corps envahi
Le corps avili
Le corps perverti
Et le coeur détruit
Et je suis si lasse
Que mon sang se glace
Quand passent et repassent
Les images salaces
Tes mains et ta voix
Ma peur, mon effroi
Quand pourrai-je donc
Les laisser là-bas
Loin dans le passé
Et ne plus penser
Qu'un jour ma peau nue
T'a appartenu
Je me bats encore
Même si tu es fort
Puisque ton absence
Est comme une présence
Pourtant loin de moi
Tu habites en moi
Tu me touches encore
Le coeur et le corps
Mais qu'est-ce qui t'a pris
De briser ma vie
Juste pour t'amuser
Juste pour me toucher
J'ai mal dans la peau
Que tu as volée
J'ai mal dans mon âme
Que tu as violée.


(10/11/2005)

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Mardi 1 avril 2008

Si tu n'avais pas posé
Tes sales pattes d'araignée
Sur mon coeur et sur mon corps
Je serais vivante encore
Mais pendant toutes ces années
Ma pudeur tu l'as reniée
Et voilà qu'aujourd'hui encore
Mon coeur est condamné à mort
Tu as perdu de vue ma vie
Ce que j'étais , ce que je suis
Tu n'as vu en moi qu'une poupée
Avec laquelle tu pouvais jouer
Pendant tes gestes de barbare
Moi tu m'as plongée dans le noir
Posant la main ici et là
Tu as tué l'enfance en moi
Que j'ai eu peur, que j'ai eu mal
Oui toi tu t'en foutais pas mal
Ce qui comptait pour toi seulement
C'était mon corps, c'était mon sang
Que tu as pris tel un vampire
Pour détruire et anéantir
Dans cette douleur où je succombe
Mon corps revient d'outre-tombe
Il a connu la honte, la peur
La perversion et la terreur
Toi je ne sais ce qui t'a pris
De venir me voler ma vie
J'étais un peu comme ton enfant
Mais tu m'as réduite à néant
Aujourd'hui je lutte sans cesse
Pour dépasser ce qui me blesse
Pour soigner chacune des brûlures
Que m'aura laissées ta torture
Mais si tu n'avais pas posé
Sur moi tes pattes d'araignée
Je serais bien vivante encore
Loin de tes mains porteuses de mort.

(01/11/2005)

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Mardi 1 avril 2008

Par quel mystère peut-on m'aimer
Moi qui ne suis rien
Par quel mystère cet intérêt
Pour moi qui fus pantin
Je ne comprends pas les mains vers moi
En signe d'amitié
Je m'épuise à trouver un sens
Dans ces gestes donnés
Notion si éloignée de ma vie
Si éloignée de moi
Mais comment diable peut-on m'aimer
Et vraiment croire en moi
Comme un jeune enfant qui découvre
Que devant lui le monde s'ouvre
Je m'émerveille quand je ressens
L'amitié dans leurs sentiments
Tous venus d'une autre planète
Comment peuvent-ils donc reconnaître
En moi une personne aimable
Moi qui me sais sale et coupable
Où donc posent-ils le regard
Les yeux du coeur, les yeux de l'âme
Pour croire même un si court instant
Que mon être est intéressant
Je me perds dans cette découverte
Tantôt heureuse, tantôt peureuse
Attendant comme l'enfant tremblante
D'un abandon la douleur cinglante
Mais elles restent toutes ces personnes
Et en moi la question raisonne
Par quel mystère peut-on m'aimer
Moi qui ne fus qu'une poupée?

(26/10/2005)

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Lundi 31 mars 2008

Un masque derrière un autre
Sourire figé parmi d'autres
Un masque qui cache la douleur
Et dessous bien caché
Un autre masque de terreur
Perdue derrière mes masques
Craignant la bourrasque
De souffrance et d'horreur
Qui hante mon coeur blessé
Alors masque sourire
Pour refuser le pire
Et puis masque d'écoute
Pour s'oublier sans doute
Aussi masque d'adulte
Pour nier le tumulte
De ce film dans ma tête
De ces mains qui me guettent
Les uns après les autres
Je veux les retirer
J'avance la peur au ventre
Les yeux fermés encore
J'avance il le faut bien
Mais l'enfer est si fort
Quand ils sont arrachés
Tous ces masques posés
Mon coeur est dénudé
Mon visage révélé
Et là dans le miroir
Je ne vois qu'une enfant
Qui pleure dans le noir
Par peur des mains d'un grand
Le masque de ma peau
Dissimule mes sanglots
Et une chair volée
Une chair violée
Il faut les retirer
Pour pouvoir accepter
Montrer son vrai visage
Son réel paysage
Mais qu'il est douloureux
Lorsque les masques tombent
De voir toute une vie
Si proche de la tombe
J'ai mal face au miroir
Et je pleure dans le noir
La douleur de l'enfant
Démasquée par un grand.

(20/10/2005)

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Lundi 31 mars 2008

Nous sommes différents
Ta souffrance, ma souffrance
Ton enfance, son enfance
Chacun et chacune élevés
Dans le lit de la peur
Chacun et chacune pétrifiés
Par une sombre douleur
Mais nous sommes différents
Des humains simplement
Pas les mêmes , heureusement
Personne comme le suivant
Et nos histoires siamoises
S'entrechoquent, s'entrecroisent
Et parfois les mots durs
Viennent brûler la blessure
Et du coup on oublie
Le respect de la vie
Nous partageons la peine
D'enfants incestués
Mais rien ne nous amène
Forcément à s'aimer
Nos vies, nos âges, nos idées
Ne peuvent pas se ressembler
Nous sommes différents
Même dans nos coeurs brûlants
Il faudrait que l'on puisse
Même au coeur du supplice
Se rappeler de cela
Lui ou elle, toi ou moi
Nous sommes différents
Êtres humains, coeur souffrant
Et chaque humanité
Se doit de respecter
L'autre être différent
L'autre douleur d'enfant
Pour que même différents
On partage les instants
De ce qui nous rassemble
Même si l'on ne se ressemble
Que dans certaines douleurs
Et certaines terreurs.

(24/09/2005)

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Lundi 31 mars 2008

Je le hais ce sourire
Quand il me fait mentir
Quand il nie ma douleur
Quand il feint le bonheur
Lorsque mes mots glacés
Disent ce qui m'a blessée
Lorsque ce qu'ils veulent dire
Évoque vraiment le pire
Il s'invite au milieu
D'un coeur coupé en deux
Je voudrais m'effondrer
Je voudrais le pleurer
Mais mon visage renie
Et soudain il sourit
Je ne supporte plus
L'émotion contenue
Qui me fait tant souffrir
Qui veut me faire mourir
Je le jure je l'affirme
Je ne veux pas sourire
En tout cas pas comme ça
Pas jusqu'à m'en maudire
Pas jusqu'à en mourir
Regardez-moi j'ai mal
Une douleur infernale
Il ne faut pas se fier
Au sourire affiché
Je ne peux pas lutter
Mes réflexes sont fous
Mon corps est abîmé
Perdu dans les remous
Je voudrais tant pouvoir
Tendre mon coeur vers vous.

(23/09/2005)


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Lundi 31 mars 2008

Ils ne te voient pas
Pourtant tu es là
Petit bout en moi
L'enfant du désarroi
Je sens ta douleur
Tu hurles ta peur
Je verse tes pleurs
Tu vis dans mon coeur
Je voudrais leur dire
Que tu peux guérir
Mais qu'ils ne doivent pas
T'ignorer comme ça
Ils te détruisent
Et tu agonises
Toi tu tends les bras
Mais ils ne savent pas
P'tit bébé mourant
Fantôme d'enfant
Tu attrapes leurs mains
Tu cries ton chagrin
Mais ils ne sentent pas
Ils ne te voient pas
Et c'est moi qu'ils jettent
Droit vers la fenêtre
Moi je te connais
Je souffre pour toi
Je te sens en moi
Tu es mon combat
J'ai tellement besoin
Que tu tendes la main
Mais personne ne voit
Tu veux un câlin
Tu ne peux pas grandir
Tu vis un martyr
Traînant sur le sol
Sans qu'on te cajole
Pendant ce temps là
Je pleure et j'ai froid
Je n'ai pas le choix
Je dois faire tout ça
Faire le jeu des grands
Qui tuent les enfants
Bande d'adultes aveugles
Devant ton linceul.

(05/09/2005)

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Lundi 31 mars 2008

Je voudrais qu'on m'arrache le coeur
Que l'on m'ôte toute cette douleur
La souffrance me tourne la tête
Mon âme saute par la fenêtre
Je rêve de trêve et de repos
D'une digue pour mes sanglots
Je rêve parfois d'une piqûre
Qui mettrait fin à mes blessures
La mort appelle et me sourit
Pour me faire croire au paradis
Un monde sans larmes et sans horreur
Un monde où je n'aurai plus peur
C'est pas possible, c'est infernal
Mon mal saura m'être fatal
Mon coeur bat dans la mise à mort
D'un malheur qui doucement m'endort
Je ne vois plus la lumière
Je n'ai plus de prières
Sauf celle qui supplie
Qu'on mette fin à ma vie
J'ai trop mal au dedans
Là, dans mon coeur d'enfant
La vie passe trop loin
Je meurs dans le chagrin.


(04/09/2005)

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Lundi 31 mars 2008

Dédiée à mon amie Françoise

 
Je n'ai jamais vraiment su
Accepter les mains tendues
La vie m'avait toujours appris
Peur, douleur et compagnie
Je n'imaginais même pas
Qu'une main se tende vers moi
Et lorsque je t'ai rencontrée
Je n'aurais pu imaginer
Que simplement tu me regardes
Que sur ma vie tu t'attardes
Moi qui pense toujours déranger
Tu m'as dit je peux t'écouter
Tu m'as ouvert ta maison
Quand le moral m'a fait faux bond
Rien de bien compliqué
Simplement l'amitié
Toute neuve, bourgeonnante
Une amitié naissante
Je saurai forcément
Tendre la main vers toi
Si un jour tôt ou tard
Tu étais aux abois
Mais pour l'instant j'apprends
Dans ces précieux instants
Que je peux exister
Être moi simplement
On a encore sûrement
Beaucoup de choses à dire
Partager l'amitié, le chant
Et puis les rires
J'ai un regard tout neuf
Devant cette découverte
Apprendre à accepter
La main qui est offerte
Mes mots que tu as lus
Sont aujourd'hui pour toi
Car dans ta main tendue
L'amitié j'aperçois.

(28/08/2005)

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Lundi 31 mars 2008

 Il n'y a plus d'encre dans ma plume
Il n'y a plus que des larmes
Les mots sont tous transparents
Ou rouges comme des traces de sang
Les mots s'écoulent sans se comprendre
Les cris s'élèvent sans s'entendre
Le silence est intemporel
Et ma souffrance semble éternelle
Les mots se perdent dans ma plume
Mes larmes coulent , une à une
Les mots sont trop faibles en mon coeur
Pour traduire toute la douleur
Encre de sang, couleur de larmes
Une peur d'enfant qui me désarme
Passé conjugué au présent
Images effacées dans le temps
Il y a trop de larmes dans ma plume
Mon âme brûle et se consume.

(24/08/2005)

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