Mardi 25 mars 2008
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Dire les mots
Dans le silence de l'écoute
Faire crier la souffrance
Les yeux dans les yeux
Se faire cet aveu
Dire, prononcer
Entendre sa propre voix l'avouer
Dire, hurler
Laisser crier le coeur qui pleure
Dire, exploser
Pour enfin ne plus étouffer.
(22/03/2003)

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Mardi 25 mars 2008
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16:07
Jeu d'enfant...enfant innocent, qui se retrouve piégé...comment faire?
Fais sortir le petit coeur de sa prison...
Indice: pour cela, sers-toi de tes émotions.
Parti dans le labyrinthe, allez essaye d'avancer! Tu avances poings serrés, non ne ferme pas les yeux, regarde bien, regarde tout.
Tout droit vas-y. Un souvenir te barre la route? Ne l'efface pas, ne le rejette pas...parles-en vas-y, c'est la première règle pour sortir du labyrinthe, oublie le silence et parle.
Ca y est tu en parles, c'est bien bravo. On avance on avance. Un obstacle encore? Qu'est-ce qui s'est passé? Ah oui, c'était bien tu as parlé...mais tu as juste parlé avec ta tête...pas avec ton
coeur...allez pour contourner l'obstacle, vas-y parle encore, mais écoute ton coeur...c'est un gros obstacle hein.
Allez continue, c'est tortueux mais regarde, il y a de moins en moins de cailloux dans le labyrinthe, tu finiras par trouver la sortie, vas-y.
Ah tu es tombé...pourquoi? C'est tes larmes...elles sont toutes accumulées dans un gros sac lourd en toi, ça te fait tomber parfois et ça t'empêche d'avancer.
Vide un peu ce sac vas-y, laisse couler, vide...casse la digue...
Comment? En disant vraiment, en criant, en hurlant, en laissant ton coeur avoir le droit de dire qu'il veut sortir de sa prison...écoute-moi je te promets, tu ne t'y noieras pas, fais -moi
confiance, donne-moi la main, je t'empêcherai de couler.
Regarde! Tu as vu le chemin du labyrinthe, il y a beaucoup de sable doux maintenant, plus tellement de cailloux.
Tu as retenu comment sortir du labyrinthe? Parler avec ton coeur, te donner le droit de crier ta peine, briser la digue de tes larmes.
Allez repose-toi un peu va, tu n'as pas encore sorti le petit coeur de sa prison...mais tu as déjà écarté quelques barreaux.
(22/03/2003)

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16:05
Comme une girouette dans la tête
Boussole déboussolée
Qui ne sait plus quoi indiquer
Souvent chaque jour
Je passe de la culpabilité
Aux éclairs de lucidité
Ils me chavirent, me font tanguer
Perturbent l'équilibre trouvé
Vagues de réalité qui se déversent dans mon coeur
Images que je hais
Ses mains d'araignée
Les mots crient les mots hurlent
Les mots cognent dans la tête
Les larmes tournent et se battent
Et se débattent pour sortir enfin
Le chaos dans le coeur pour les maîtriser
Souhaitant pourtant les laisser couler
Images déferlantes
Ses mains sont là, ses mains m'obsèdent
Et les mots crient, et les mots hurlent
Et je n'arrive plus à nier
Je veux pleurer
Il m'a violée.
(16/03/2003)

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16:02
Mot qui condamne,
mal insensé
Allié et ennemi de mon coeur meurtri
Culpabilité tu es là
Tour à tour tu deviens
Refuge ou souffrance...
Tu es refuge parfois oui
Et une enfant se cache derrière toi
Pour ne pas voir qu'on l'a tuée
Une enfant se blottit dans tes bras
Sans percevoir ta cruauté...
Tu es souffrance aussi
Doucement, lentement
Tu t'insinues dans le coeur, dans la tête
Lentement , perfidement
Tu m'enserres dans tes anneaux de malheur
Culpabilité tu es là
Sûre de toi tu me cries dessus...tu hurles
Tu n'as qu'un mot à me dire
Pour m'anéantir
Tu le chuchotes, tu le susurres
Tu l'enfonces dans mes blessures
Jusqu'à temps que je crois en toi
Et que vienne le dégoût de moi
Culpabilité tu es là
Allié...ennemi...il va falloir se battre...
Tu es fière de toi, tu nies toutes mes batailles
Tu balayes mes peines en me disant coupable
Ennemie...ennemie...
Je gagnerai sur toi
Contre ton regard accusateur
Je lancerai mes pleurs d'enfant
Tu as entendu...pleurs d'enfant innocente
Tu es mon ennemie
Des anges me l'ont dit...
J'étais rien qu'un enfant...
INNOCENT
(15/03/2003)

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16:00
Le coeur comme une prison
Des murs sur d'autres murs
Et d'autres murs encore
Les larmes emmêlées
Dans des fils barbelés
Les yeux brillants de peine
Qui ne laissent pas couler
Cette rosée de douleur.
Prisonnière de moi-même
Soumise au self-contrôle
Le combat incessant
De la tête et du coeur...
Les poings serrés, la tête haute
Refusant le risque
De se noyer dans les larmes...
Mais le coeur brisé, tout émietté
La digue des émotions
Demande à se briser...
Petite enfant blessée
Adulte qui nie la plaie...
Pleurez ensemble enfin...
Faites sortir ce venin
Le poison du silence
Et que rayonne l'enfance.
(04/03/2003)

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15:43
Ses mains insidieuses
Ses mains se sont posées sur moi
Ses mains m'ont touchée encore et encore
Ses mains se sont emparées de mon corps
Partout elles étaient là...
Ses mains je n'ai pas su les repousser
Et je les vois encore et encore
Passer sur moi...
Et je les sens encore et encore
Anéantir ma volonté...
Je me revois encore et encore
Là sans bouger...pantin animé...
Il me l'a dit encore et encore...
C'est pour toi, pour plus tard...
C'est comme un cours, y a rien de mal...
Concentre toi sur ce que tu sens...
Et il me vole encore et encore
Le droit de contrôler mon corps...
Et il a pu encore et encore
Jouer avec son pantin animé...
(23/02/2003)

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14:52
Elle tourne autour de toi l’araignée, et tu ne le sais pas...Elle s’approche de toi l’araignée, mais tu ne te
méfies pas...elle a l’air gentille l’araignée parfois, peut-être qu’elle t’aimera...tu voudrais qu’elle t’aime l’araignée...tu voudrais être aimée...
Elle s’approche de toi l’araignée, te parle tout bas...pourquoi se méfier de cette araignée, de ses fils de soie...tu dois être gentille avec l’araignée, pour qu’elle puisse t’aimer...
Elle est là tout près l’araignée, t’enrobe de sa soie...ses pattes sont partout l’araignée, tout autour de toi...elle t’a attrapé l’araignée,dans sa toile de soie...mais la soie c’est doux et toi
tu ne comprends pas...
Mais pourquoi donc l’araignée t’aime-t-elle comme ça ? Tu voulais qu’elle t’aime l’araignée, qu’elle prenne soin de toi...mais soudain ses pattes et sa toile s’emparent de toi...tu ne peux pas
fuir l’araignée, elle s’accroche à toi...Mais comment fait-elle l’araignée, pour que tu te sentes comme ça...elle devait t’aimer l’araignée, mais elle ne t’aime pas, et ses pattes courent à
l’araignée, ses pattes courent sur toi...
Dis-moi que c’est pas vrai l’araignée que c’est normal tout ça...dis-moi que c’est pas vrai l’araignée qu’on aime comme ça...
Comment a-t-elle fait l’araignée, son venin est en toi...tu es en prison, l’araignée a fait de toi sa proie...ses pattes qui courent à l’araignée,qui contrôlent tout en toi...
Mais comment a-t-elle fait l’araignée pour que tu te sentes comme ça ? Des beaux papillons viendront te le dire...l’araignée est cruelle,tu ne pouvais pas partir...papillon dis-moi pourquoi si
elle est si cruelle, c’est moi qui me sens...araignée ?
(19/02/2003)

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