Du fond de ma prison
Vous ne m'entendez pas
Mes portes verrouillées
Ont enfermé ma voix
Au fond de ma prison
Vous ne me voyez pas
Étouffée par mes digues
Et tous ces pleurs en moi
Personne ne veut me voir
Perdue là dans le noir
Noyée dessous des larmes
Assourdie par l'alarme
Qui hurle au fond de moi
Puisque je vous souris
Puisque je tiens le coup
Vous ne voyez même plus
Ces dizaines de verrous
Qui me gardent prisonnières
Envahie de silence
Qui m'empêchent de pleurer
Sur cette sombre enfance
Moi je vous en supplie
Il faut venir me voir
Il faut venir m'aider
A ouvrir les fermoirs
Mes poumons sont trop plein
Des cris et puis des larmes
Qui sont barricadés
Et qui m'enserrent l'âme
Par pitié je l'implore
Aidez-moi à pleurer
Aidez-moi à crier
La sombre vérité
Avant que je n'en meurs
Même si vous n'voyez pas
Qu'au fond de ma prison
Des larmes sèches me noient.
(10/04/2008)

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Lorsqu'elle arrive ainsi
Me voilant le soleil
Me cachant la lumière
Me violentant la tête
Lorsqu'elle me noie de vagues
Lourdes et incontrôlables
Qui viennent m'échouer le coeur
Sur des sables mouvants
Lorsque ma main crispée
Serrée comme un étau
Sur mon crâne-rocher
Tente de rester à flot
C'est qu'elle se déchaîne
Entre tourmente et haine
C'est qu'elle me dérive
Dedans ses eaux trop vives.
(19/03/2008)

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A tous ceux qui m'aident à prendre confiance en moi...dont un ami très
cher.
J'ai pendant longtemps nié
Que j'avais des qualités
Ne trouvant aucun espoir
Ne me voyant que toute noire
Peu à peu mon coeur grandit
J'écoute la voix des amis
Des coeurs ouverts et sincères
Qui illuminent ma vie
Grâce à eux dans ce poème
Je peux oser de moi-même
Regarder dans le miroir
Et y lire dans mon regard
L'envie de tout partager
Un grand besoin de donner
Chaleur et sincérité
Un coeur qui bat pour aimer.
Peu à peu j'ose enfin croire
Ce qu'ils murmurent dans le soir
Ce que je pensais si faux
Que j'en tombais en sanglots.
Ce soir c'est moi qui l'affirme
Dans mon fragile équilibre
Dans tous mes aller-retours
Entre haine et puis amour..
Tous ces êtres humains qui m'aiment
Qui font du désert une plaine
M'ont offert de m'aimer
A travers ces qualités
Ce poème est bien fragile
Ma plume toute gracile
Commence tout juste à balbutier
Qu'il est possible de m'aimer.
(12/02/2008)

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Pour Françoise
Elle m'avait dit menteur
Violent et déchirant
Elle a parlé d'effroi
Devant mes mille éclats
Mais en cette journée
Elle m'a vu différent
Tendre et attentionné
Chaleureux, apaisant.
Mes épines soudain
Ne semblaient plus violentes
Et mes belles dorures
Lui ont paru charmantes.
Ils étaient beaux ces gens
Là tout autour de moi
Les regards brillants
Devant ces cadeaux-là
C'est alors dans une boule
Toute lisse et dorée
Qu'elle m'a entendu
Lui dire la vérité.
Je lui ai dit regarde
Je ne suis pas violent
Je rassemble, j'unis
Des centaines d'enfants
Je suis moi le sapin
Symbole du partage
De la vie, de l'amour
Sans différence d'âge
Elle en doutait encore
Et puis elle a compris
En voyant dans une boule
Le reflet d'une amie.
(25/12/2007)

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Vivre en
déchirure
Le coeur plein de
blessures
Transpercé par
l'éclat
D'un Noël sans joie
Les yeux d'enfant
rivés
Sur un sapin menteur
Racontant l'histoire
fausse
D'un soir de bonheur
Ça brille et ça
scintille
Mais les éclats de
voix
Brisent en mille
morceaux
Les pâles éclats de
joie
Tristesse enrubannée
Dans son papier
buvard
Pour pouvoir effacer
Les traces du cafard
Se déchiqueter le
coeur
Aux épines violentes
Et déverser les
pleurs
De ma souffrance
hurlante
Mon âme est
déchirure
Et mon coeur se
fissure
Transpercé par
l'éclat
D'un Noël d'effroi.
(22/12/2007)

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J'étais encore chrysalide
En passe d'être
papillon
J'étais encore une
chenille
Il a déchiré le
cocon.
J'ai vu soudain la
lumière
Trop violente, trop
sévère
J'ai senti un courant
d'air
J'ai perdu tous mes
repères.
J'étais encore
chrysalide
Mais mes ailes encore
fragiles
Il me les a
arrachées
Pour m'empêcher de
voler.
Quand on est une
chenille
On grandit dans son
cocon
On prépare son
avenir
Pour devenir
papillon
Avec ses gestes
perfides
Il a pris mon
horizon
Je n'étais qu'une
chrysalide
Dans la chaleur de mon
cocon.
Aujourd'hui j'ai le corps
vide
Et l'air me brûle les
poumons
Je suis encore
chrysalide
Sous mes ailes de
papillon.
(09/11/2007)

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J'ai le coeur à vide
Et le ventre creux
Des larmes arides
Là au fond des yeux
Le temps me dépasse
Et la vie me fuit
Mon avenir trépasse
Plongé dans la nuit
J'ai les mains avides
D'être réchauffées
Mes larmes acides
Ma peine ont creusé
J'ai besoin de lui
Que je n'connais pas
J'ai besoin aussi
De ses tendres bras
Mon avenir s'assèche
Mon ventre se creuse
Ma peau devient sèche
D'être malheureuse
D'être solitaire
Et inconsolée
Je deviens amère
De ne pas aimer.
Être une femme au moins
Une mère demain
Mon rêve me torture
Tel une blessure
Je suis épuisée
De ne pas aimer
Dans mon coeur à vide
Aux larmes arides.
(05/10/2007)

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Mon âme n'habite plus mon corps
Depuis qu'il m'a jeté un sort
Depuis que ses mains de sorcier
M'ont simplement téléguidée
Mon âme depuis est dans ma tête
Comme sur une autre planète
Où sensations et ressentis
Sont désignés comme ennemis
Mon âme est tout ce qui me reste
Après avoir subi la peste
Mon corps est mort et enterré
Qu'il dorme et qu'il repose en paix
Il a porté mon coeur, ma vie
Mais c'est trop tard il m'a trahie
Mon âme explose dans ma tête
Elle se bat et elle s'entête
Pour reprendre toute sa place
Dans cette chair qui est de glace
Mon âme n'habite plus mon corps
Depuis qu'il m'a jeté un sort
Lui le sorcier aux mains magiques
Maître des formules tragiques.
(28/09/2007)

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Je ne rêve plus, je ne projette plus
Je n'ai plus aucune envie
Je suis sale de toi, et j'ai mal de toi
Je suis comme un fantôme errant dans le noir
Je n'ai plus envie de cette agonie
Ma vie comme un cauchemar
Je n'ai plus de vie et même la nuit
Est peuplée de souvenirs
Où tu es là
Je suis malade complètement malade
Comme quand tes mains soir après soir
Se posaient sur mon corps en m'injectant la mort
Je suis malade , parfaitement malade
Je vis je ne sais pas comment
Je pleure sur mon âme d'enfant
Ça fait déjà plus de quatre ans
Mais tu t'en fous.
Comme possédée, presque envoûtée
Je suis tourmentée par toi
Je suis fatiguée, je suis épuisée
De tenter d'oublier tous ces soirs-là
Parfois dans mes nuits ton visage aussi
Me hante jusqu'au dégoût
Et là sur ma peau tu greffes des sanglots
J'en crève de me souvenir et de souffrir
Je suis malade complètement malade
Tes mains immondes sur mon corps
Passent et repassent encore, encore, toujours trop fort
Je suis malade, complètement malade
Tu m'as privée d'être une enfant
Tu as mis en moi tous ces maux
En approchant ton corps bien trop près de ma peau
Ce passé me tue, si ça continue
Je serai seule ici bas
Je n'grandirai pas, je n'enfanterai pas
Privée d'avenir par le pouvoir de tes doigts
Je suis malade , complètement malade
Comme quand ma mère partait le soir
Et que tu m'emmenais avec toi dans le noir
Je suis malade , c'est ça je suis malade
Tu m'as privée d'être une enfant
Tu as mis en moi tous ces maux
Et j'ai le coeur complètement malade
Cerné de barricades, t'entends je suis malade!
(17/06/2007)

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Je ne voulais pas
Être ton jouet
Perdue sous tes pattes d'araignée
Je ne voulais pas
Être explorée
Déchirée et puis massacrée
Moi j'avais peur
Pendant des heures
Quand tu m'infligeais la torpeur
Moi j'avais peur
Sombre douleur
Qui faisait exploser mon coeur
Je ne voulais pas
Ressentir ça
Sensations adultes en moi
Je ne voulais pas
De ces mots là
Qui soulignaient mon désarroi
Je ne voulais pas
Être ton jouet
Ta p'tite poupée téléguidée
Je ne voulais pas
Être emportée
Par mes sens incontrôlés
Je ne voulais pas
Que tu me voies
Piégée comme une simple proie
Je ne voulais pas
Sentir mon corps
Partir vers toutes ces petites morts
Je ne voulais pas
Subir tout ça
Immonde plaisir qui n'en est pas
Je ne voulais pas
Et je m'épuise
A refuser cette horreur là
Je ne voulais pas
Que tu m'détruises
Mais la réalité est bien là.
Je ne voulais pas.
(12/05/2007)

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